Citoyen du monde en voyage

26 janvier 2008

Présentation de votre hôte !

Après 8 ans de vie commune avec une âme sédentaire, que j'arrivais difficilement à déraciner tout les 3 ou 4 ans, me voici célibataire.

Avec un coeur d'artichaux derrière une armure ( trop facile à ouvrir) je me souhaite le rester encore quelques mois ou années.

Dans ma 43ième année me voici:

IMG_2832

Il est minuit et je parts après-demain pour Mada. Je ne connais personne, je n'ai rien réservé et je n'enporte qu'un sac et mon matériel (ordi, appareil photo..) pour vous faire partager mon séjour découverte.

Lundi 28/01/08 nous larguerons les ammares pour une traversée, la Réunion (le port) Mada (Tamatave) de 24h.

Je vous souhaites un bon voyage!

Posté par patjan6 à 23:26 - Commentaires [5] - Rétroliens [0]


31 janvier 2008

DUR DUR DE VOULOIR VOUS ECRIRE....

Après quelques frayeurs dues à la tempète tropicale "ghulla" et quelques bonnes secousses, j'y SUIS !

Hélas mille fois hélas les cyber de TAMATAVE sont terriblement mal équipé donc je reprendrais mon blog depuis un site mieux équipé.Au meilleur j'ai réussi a ouvrir une session msn et lire mes 7 couriels en 33"32' lol .

Je vous donnerais tous les détails avec photos " biensur"

Je vous embrasse tous(tes)

Posté par patjan6 à 19:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

08 février 2008

Bon tampis je mets en vrac mes derniers écrit car aucun cyber ou connection obsolette!

Carnet de voyage pour lîle

 

 Rouge.

 

 

 

LUNDI 28/01/08:

 

 

Après une nuit agitée par les multiples éléments inconnus pour mon périple couronné par deux voir trois heures maxi de sommeil, le réveil fût laborieux. Cest bien jaurais juste la tête dans le pâté comme ça les adieux seront moins difficiles .

La route est belle une amie nous a prêté sa voiture, merci Christine.

Heureusement jai demandé pour être sûr quel était laccès le plus direct pour aller à lembarcation, car il ne faut pas prendre la sortie «  le port » mais «  la Possession » puis toujours tout droit jusquà la capitainerie.

Sur le parking ce qui ressemble à la buvette du coin, cest lembarcadère, la douanes. Comme quoi même à la Réunion cest typique !

 

Gégé commence à tirer la gueule, je linvite à retourner sur St Pierre car en plein soleil il est inutile de grillé à deux.

Deux bateaux sont à quai un superbe, de croisière, qui ne sera hélas pas le notre; et un cargo/croisiériste ,Mauritius TROCHETIA (nom dune fleur mauricienne); qui ma lair en excellente état, canote de sauvetage inclus. Côté cocasse de ce style de traversée, la grosseur des conteneurs à bagages, certains vont avec leurs vélos dautres ayant une résidence secondaire passent tout ce qui coûte une fortune dans des pays comme Madagascar.

Donc beaucoup de « Vazah » résident ou habitués de Mada et quelques « Gasy »( Malgache).

Rien que du bon pour glaner quelques infos sur le pays, car hormis le net personnes ne mas jamais parlé de Mada pour mon périple ni des meilleurs endroits ou ceux à éviter!

Un gars en une phrase va déjà me rassuré, il minforme quil fait pour la deuxième fois le tour en vélo. Après la Thaïlande et autres pays Mada et très sur pour quelque un de civilisé et simple.

Dès le premier soir nous apprenons que larrivée risque dêtre retardée, le capita ine , lors de sa tournée auprès de ces passagers lors du souper nous le confirme, car la tempête tropicale « ghulla » ce transforme en cyclone, nous ne sommes pas sur sa trajectoire mais la traînée va bien démonté la mer.

Jen profites pour gober le petit médicament donné à lembarquement contre le mal de mer.

On devrait toujours en avoir une boite pour ce genre de traversée car durant la nuit jusquau lendemain après-midi le tangage était très mouvementé. Au fils des repas nous comptions les absents mardi soir sachant que larrivée ne se ferait que le lendemain matin certains ne sont même pas sortis de leurs cabines.

Au petit jours une sirène mavertie de notre arrivée sur les côtes Malgaches. Lescorte du port nous accoste pour que le capitaine du port prenne la relève. Le temps est splendide ainsi je découvre les bords de mer de « TOAMISSINA » Tamatave. Certain disent quun roi descendant de sa foret arriva sur la plage pour boire et sécria toa massina ( cest salé) dautres nomment cette partie de la côte ( la côte du palissandre)

 

 

Sur le pont quelques heureux « enfin nous voilà » font rejaillir la bonne humeur du lundi.

Lesté de mes 17klgs de sac je descends direction le bus pour aller à la douanes, formalités de visa. Et oui le visa touristique ici est payant, son inflation na dégal au monde ( de 14 euro il est passé à 58 euro) de plus ils parlent en euro (vive les devises). Je prends tout de suite la valeur du « mora-mora » local (doucement) voir la vidéo ou lon peut voir la douanière coller 7 timbres sur les 75 passeports . Soit 1h50 plus tard ,nous pouvons les récupérer. Direction la fouille minutieuse des bagages à mains, suivi par la non moins minutieuse fouille des bagages en soute ,heureusement jai tout avec moi , je peux donc men aller. Jen croiserais dautres plus tard qui me diront être resté jusquà 12h alors que moi jétais au centre ville (pouf) à partir de 9h00.

Quelle blague que de dire centre ville, il mesure 200 m et se situe

 Bd JOFFRE , avec son hôtel (JOFFRE) sa compagnie Tropicale service ses bureaux de changes avec ma premières super nouvelle.

1 euro se converti à 2550 ariary soit au lieu de 2400 à 2500 maxi lu dans quelques blocs. Mais attention ici tout le monde parlent encore en Francs (malgache) dit fmg aussi , pour cela il faut diviser par 5 pour obtenir des ariary ou par 12750 pour obtenir des Euro. Je nai pas fini de prendre mon portable et sa calculette. Lol!!

 

Un pote de Saint Pierre mavait pris rendez-vous avec un de ses amis pour venir me prendre à mon arrivée. Loïc un Vazah qui vit ici et qui a de bonnes adresses pour commencer. Le temps dun café et deux trois bla-bla de convenance, nous chargeons le vélo de sa femme dans le superbe taxi R4 rouge Ferrari direction le nord de la ville non loin de bouffe rapide (hôtel resto) de Nancy ( super petit resto excellent riz cantonnais à 6000fmg).

Les routes sont à limage de ce que lon mavait dit « attention aux nids de zébus », aux pousse-pousse,charrette tractées à bras dhommes .Quelques « youpalas« sur la piste démontée et nous voilà arrivé sur la plage, face à notre mouillage de la veille.

Lendroit est typique avec ses cases en farfalas (sorte de palmes), sommaire mais idéale pour une mise en condition.( chez titi)n le bar voisin est le lieu incontournable des Vazah tranquilles pas trop friqués plutôt soixante-huitards , cool et génial pour demandé des adresses bon marcher le coût des choses ….

La piaule est annoncée à 50000fmgs je décide de commencer à mettre en œuvre les conseils (tout ce négocie), jattends donc lhomme à tout faire et lui demande en cas de plusieurs nuitées à combien il me louerait le bungalow le prix descendra à 40000fmgs soit 8000Ar soit 3.14 euro lol .

Je resterais donc trois à quatre jours, le temps de définir réellement de mon itinéraire, car tout ce que je pensais savère impossible car , il nexiste pas de route qui fasse le tour de lîle. Première mission trouver une carte routière, et quand je dis mission je devrais dire corvée voire sacerdoce .

Office du tourisme « tsisy »(prononcé tiîss »ya pas! Les agences de voyage, les stations service, puis une journée de pousse-pousse plu tard rien . Ras le bol de pousse-pousse et autre taxi, première grosse question comment vais-je me déplacer ici. Japprends par mes al colites heu acolytes de chez titi quune promotion avait lieu sur les moto 6à7000000fmg pour une 125 vu létat des routes cest toujours mieux quune voiture premier prix en location. Partant du principe que je reste trois mois il men coûtera toujours moins cher que de louer. Chose dite chose étant à faire j e men vais à la conquête de la ville pour trouver cette perle rare. En sortant de la piste jai pris une mauvais embranchement et me retrouve miraculeusement devant chez « MADA-MOTO » javais surfer sur son site pour la probabilité de louer une moto mais à

13euro/jour un peu trop cher mais mora-mora jirais négocier, je lui laisse donc un message et continue pour mon shoping . Quartier Ankirihiry max-moto des japonaise ou des coréennes lune correcte sans carte grise (compter une semaine pour les formalités) lautre un peu plus cher 8000000fmg avec la carte grise du marchand valable trois mois. Très sceptique. Gling ( cest le bruit que fait ma bonne étoile) le téléphone sonne Cédric de mada-moto après quelques infos échangés il me propose de passer le voir. Le deal , lui acheter une moto trail, cette fois, donc plus intéressant, 10000000fmg (avec le casque,cadenas,chaîne), il me fait un contrat de location pour être assuré et être pris en charge comme un client (donc plus de formalité à remplir) et à mon retour, dans trois mois, soit il me la reprends à moitié prix. Ce qui me coûtera au pire 375euro pour trois mois de location en cas de revente. Marcher conclu. Qui maurais dit que jeudi moins dune semaine après mon départ de la réunion jachêterais une moto, surtout une petite 150 !!!!

Bon je passerais sur les aléas des deux jours suivants avec la crevaison « gling » , en face dun réparateur en tout genre,la panne de batterie » gling » prise en charge par Cédric et tout le rodéo avec mes moult va-et-vient entre la ville et la piste qui mène à mon bungalow .

Mais quel bonheur dêtre libre daller et venir. Je vais visiter les environs, sur les conseils de Cédric direction TAPAKALAK il me faudra y aller deux fois pour trouver ce petit coin de paradis. Niché entre le canal de pangolin et la mer après avoir parcouru des kilomètre de piste avec des village plus charmants les uns que les autres, tellement reculé que certaine femmes fuient à ma vue! (cest moins cool). Au bout un hôtel resto « lEden » construit comme un village vous berce au rythme du passage des pirogues. Le paradis est bien sur terre. Dieu quil est dur daimer la nature, mais quand elle décide de soffrir dans toutes sa luxure quel spectacle, quel repos, !

 

Hélas le brouhaha de la ville et sa cohorte de pousse-pousse mattends, je vais me manger encore mon lot de poussière et une crevaison plus loin je serais à bon port. La pluie aura accompagnée mes derniers kilomètres, comme si javais un dû à madame nature pour cette journée sans nom!

Dire quhier métant perdu jétais aller bouffer du goudron, bon Daccord cela ma permis de connaître le sud de toamassina et ses campagnes. Au

retour cela mavait permis aussi de voir le pire, un jumbo score aux prix de la réunion avec des produits en euro comme étiquetage, bah horreur!! Et surtout le soir javais connu le « Longo » et ses délicieuse soupe chinoise.

 

Samedi déjà

 

Il vraiment temps que je bouge jai enfin ma carte routière, jai défini sans certitude de mon itinéraire (dur dur pour certains passages), quest-ce qui pourrait être certain dans un pays comme Madagascar, je suis sur le côté EST le plus pluvieux en pleine saison, hors il ne pleut quasiment pas!

Je tente mon idée première direction Nord par la côte EST . Je retourne en ville une dernière fois acheter le minimum pour mon « délire », chambre à air, clé à mollette , et le nécessaire en cas de panne. Je passe devant un coiffeur barbier, génial. Jai toujours pris un plaisir absolu à me faire rasé, que se soit en Turquie, en Grèce au Maroc, aussitôt vu aussitôt arrêté.

Quel bonheur de fini ce séjour à Toamassina par le barbier. Hélas je ne loublierais jamais, CELUI-LA, bonne bouille sur la photo! Non? Regardez bien derrière vous verrez en « pshit-pshit «  à vitre, et bien nayant pas deau cest pour humidifié le visage, oui oui, humidifier non mouiller. Puis du dos de la main étaler ce précieux breuvage,mora-mora aiguiser son rasoir sur une chambre à air, le temps de se retourner, inutile de préciser que ma peaux est plus sèche quun jour de mistral en pleine été. Surtout quil doit faire 30° au moins, il approche son rasoir affûté et criiiiii dun coup de main assuré, marrache le premier lambeau de poils! Ce qui aurait pu être marrant si il avait rectifier lors des autres passages, que nenni chacun furent à lidentique . Je crois que même une épilation maurait été moins douloureuse. Ne sachant comment me comporter jai fait le dur couleur local, même pas mal.. Un seul conseil ici, même si votre plaisir est de vous faire raser, rasez-vous vous-même!! Jespère seulement de le feu du «  rasoir » me laissera dormir. Demain laventure commence. Direction foulpointe « mahavelona » et son lagon.

 

11h45 titi est fermé dommage je naurais même pas mon café ce matin, mais le soleil est au zénith et il vient juste darrêter de pleuvoir. Le bagage lourd mais lesté de gros fils de pêche (je nai pas trouvé mieux) . Jenfourche ma bécane et lapprivoise aussi lourdement chargée ; La charge est stable le tangage moyen cela devrait être bon. Le voyage ne sera pas trop long 60kilomêtres environ. Le frisson de ne plus savoir ou je vais, de navoir que linconnu le probable léventuel, plus aucunes certitudes seules des questions, mais ne rien attendre donc pour seule certitude celle de ne pas pouvoir être déçu. Les premières pistes sont bien négociées, le premier pont flottant aussi, cool je suis de nouveau motard après plusieurs années (aussi) lol.

Arrivée sur la plage première info trop chère 50000000f une piaule de riche.Avant de continué plus au nord, direction « Au gentil pêcheur » ou lon dit manger de délicieuses langoustes,crevettes et autres fruits de mer , »gling » gagné en plus ils font logement très coquet, propre, bungalow avec douche et w.c(propre), une moustiquaire; bref le top deux fois plus cher que chez titi presque, mais cela reste à 9,25 euro petit déjeuner compris. Même après un faux départ, pas négociable, jai faim, jai soif quimporte je reste. Je commande la spécialité malgache de la maison un ravitoto sy hena kisoa ( un ragoût de porc au manioc) délicieux , un coca (on ne sait jamais cest un bon alicament au cas ou?) le tout 6600Ar (2,58euro), ça va je devrais me tenir dans mon budget. Surtout quici il ny a rien pas de discothèque, pas dendroit ou sortir le soir, une télé 50cm comme seule distraction. (dieu que la nature demande des sacrifices pour sabreuver de sa beauté. Mais quest-ce que cest beau. Leau était tel un bain de jouvence suivit par une vrai bonne douche ( la première depuis mon arrivée) et non la bassine. 

Lundi , lundi ? Cela fait déjà une semaine que jai quitté la Réunion! Que le temps est court.

8h45 des ouvriers ont décidés de minterdire ma grasse matinée il a plue trois gouttes ce matin mais le temps cest levé, signe quil faut que jen fasse de même! Direction la plage de lhôtel petit déjeuner ( un vrai café du pain toasté du beurre pas rance et de la confiture cest gala). Ce festin englouti mora-mora je charge la moto en essayant de mettre plus de poids à lavant car elle tirait en peu en biais hier. Ma direction absolue dans limmédiat : Ste Marie , lîle des flibustier, corsaires et autres pirates et lîle aux nattes au sud petit coin de paradis ou tout les blocs sites et autres reportages ne tarisse pas déloge sur elle???? Nous en jugerons nous-même.

Seule incertitude, présentement: arriverais-je ce soir ou demain? Comment sont les routes, bonnes ma-t on assurées mais pas plus loin que lembarcadère pour lîle car après cest du « lourd ». Oups je dois y aller aussi! Bon chaque jour suffit sa peine. Yallah débbah (allons de suite).

 

La route fut une merveille, asphalte impeccable, autochtones souriants à souhaits, soleil inondant ce décor sans me plombé la tête, le top quoi!

( noubliez pas de surfer aussi sur lalbum ci-joint).

Seul hic à Soaniera ivrogne il ny a pas délectricité constante donc resto fermé à 21h avec un gentil «  nous fermons messieurs », je nai hélas pas sommeil donc je vais me risqué de sortir mon ordi et continuer le texte pur vous. Dans la salle à côté un match de foot est rediffuser jessaies de me concentrer pour dérouler ma journée est mettre les lentigines aux photos.

Demain je dois aller à deux endroit car un bateau me demande 75000Ar pour Ste marie et un chalutier men demande 50000Ar ( si nous coulons et que lon retrouve cet ordi. sachez que jétais sur le « baleine 5 » ( cest rassurant de faire son testament avant embarquement!! Lol

Il nus faudra attendre la marée haute et la traversée dure 1h30 à 2h. Lîle fait 60klms daprès ce que je viens de lire sur le guide du routard dun Vazah. Même ça je ny est pas pensé comme quoi je suis vraiment à laventure! Sur lîle aux nattes on pourrait voir des raies, requins pointes noires, mérous,salamandres,tortues et des épaves le tout sur une carte postale grandeur nature.

Mardi 5/02

 

7heure du mat. Impossible de me rendormir entre la pluie sur la tôle du toit, les passage incessant devant ma piaule et le bruit de la ville. Quelle idée aussi davoir pris un « hôtel » bois sous tôle avec cloisons en raffina. Lol . Groggy je déambule jusquau cap sainte marie pour voir lheure du prochain bateau. Cela sannonce très mal aucune autorisation de sortie, je ne vais quand même pas rester dans ce trou perdu. Je vais à lautre petit port ou une navette « la baleine V «  avec son capitaine boiteux mavait négocié un bon prix 50000Ar au lieu de 75000 avec la «  rosira » et 60000 avec la « marguerite ». Faisant office de ravitailleur au vu des centaines de kilos de légumes en tout genre, de matériaux de construction pour le Vazah résident depuis un an sur sainte marie et qui cest ma moto si le départ est toujours ok! Ce style de déplacement menchante, veuillez ce Vazah en pleine construction, alors que tous me déconseillais de prendre la mer (si la rosira nest pas là cest quil y a du gros au large!!), lui tranquille chargeait ses 2 tonnes de matériaux avec des fenêtres horriblement chère sans sourciller. Le capitaine est un vieux loup il en est à son cinquième bateaux le 3 et 4 naviguent encore, la timonerie est précaire mais le gréement sûr! Contre tout autre avis jembarque et fort de ma volonté , un puis deux, et enfin quatre ou cinq touriste sengouffre dans laventure. Sengouffre mora-mora, quand même pas bousculer les pauvres dockers qui ont bien du mal à charger ma moto. Quatre couchettes 12 personnes cherchés lerreur, moi jai remarqué qua défaut de bouée il y avait deux pneus à larrière, ce sera mon emplacement, assis sur un pot de peinture draper dune feuille de bananier (il faudrait pas que je me salisse (mdr ). 12h comme tout déplacement ou déménagement cest toujours à la dernière minute que lon pense aux petites « merdouilles » là les mousses ramènent une cocote, dautres avaient oublier de leau..12h30 trop tard nous partons ENFIN! Je ne peut mempêcher de penser à la voiture de « Gaston lagaffe » tant par le bruit, les vibration que par lodeur sortant du pot déchappement situé sur le toit dune splendide couleur rouille à trous . Le canal est fluide ce qui rassure tout les passagers la ligne de flottaison était bien 15cm au dessus du niveau de leau donc me voilà rassuré aussi. Un mousse profite de cette nonchalance pour mettre une ligne à la traîne. Les secondes, les minutes ségrainent lentement. Aux croisements des deux flux la mer se creuse les vagues claquent la coque ne bronche pas ce petit chalutier est de bonne consistance. Au milieu du chenal des hauts de 1.5m suivi de creux de 2m latéraux nous balancent comme une coquille de noix vide. Merci Vazah de nous avoir lesté de 2tonnes en cale, toutefois je fixe bien la mer car même ayant gober un petit « vogalène » je nen mène pas large. Je me distrait en conversant avec un bordelais fraîchement arrivé hier à Tana puis taxi-brousse jusquici pour des vacances à Ste marie , des potes à lui ont ouvert un resto«  au bordeaux », pas chauvin les girondins (mdr)! Mais voyant le plan hyper galère de larrivée cohortes de petit porteur ou débarquement à même la terre détrempée ou je ne sais trop quel merdi! jassure mon coup, ses potes viennent le chercher ils sont à côté dun hôtel sympa (2+2=4 donc) si daventure ils ont de la place je leur largue mon sac et je les suis en bécane, inutile de magasser à le fixer pour lenlever dix minutes plus tard . De je ne connais absolument rien de cette île, donc déjà un squat pas trop cher à dispo. Le temps de me retourner. Elle est pas belle la vie?

Bon ils ne mont pas attendu mais cest tellement simple à trouver: deuxième digue à gauche marqué « le galion »; que jétais devant chez eux avant que leur taxi nest eu le temps de faire demi-tour. Leur propriété est voisine à lhôtel jy pose mon sac le temps de savoir quil men coûterais 25000 Ar ( cest cher ! Bof ce nest que 10 euro aussi) et saute sur ma bécane trop avide de découvrir un temps soit peu ce petit paradis si souvent décrit sur tant de blocs, chat ,et autres sites internes.

18kilomètre au sud je trouverais la passe pour lîle aux nattes je reviendrais. Mais chemin faisant que de crique et de plages magnifiques, complexe sur pilotis et petite gargote « chez Ginette » ou jai dégusté un savoureux poisson à la noix de coco létablissement possède (gling ma bonne fée) des bungalows dont un mignon tout fraîchement refait à 10000Ar (4euro), la plage est desserte. Seule les palmes y mouillent leurs feuillages et quand un « plouf retenti cest quune noix à chue (mais laissez choir!!mdr) . Retour via le sud pour le galion une bonne douche avec ho surprise de leau chaude, cela faisait plus dune semaine que je ny avait goûté. UN bout coup de répulsif (ici les moustiques sont légions) des vêtements longs ,en plus il fait presque frais,donc zone 3 de palu ou non je les porteraient tout de même. Cheveux au vent (bon ça va jen nest plus beaucoup) je fends la nuit juste au centre ville manger un tournedos de zébu sauce poivre (huummm!!! Pas mal).Jattendrais que la pluie cesse avant de remonter vous narrer ma journée. 23h29 il se fait tard mes voisins ont fini leur sport nocturne ( les joies de la brousse!!!mdr)

Je vais essayer de dormir. Jai dormi comme un loir il est vrai quhormis le sport nocturne de mes voisins hier au soir, la nuit cest fait dune traite.

9h15 petit déjeuner royale avec deux confitures et du miel, pain toasté et beurre non fondu ni rance ( adresse à conseiller pour un groupe de 6 potes pour partager létage. Comme tout les matins je charge mon sac et direction «  chez Ginette » chaudement recommandé par le « bordeaux » et à 10000 Ar cest toujours 5nuits pour le prix de deux!!!!

Dès les premiers kilomètres le terrain lourd transpire encore de la pluie longuement tombée cette nuit. Une boue rougeâtre et bien glissante sera mon lot jusquau moment ou la pluie sabat de nouveau, le temps nétait pas maussade et bien sur mon k-way est dans le sac (bien au fond). Je ne risque pas dattraper froid même la pluie est tempérée, que diable je continues. Autant dire quen arrivant chez Ginette laccueil ne fut pas sans quelques éclats de rires, « groteux » à souhait, je minstalle dans mon bungalow, fait une toilette de chat. Un coup derrière chaque oreille un coup sur le museau et hop, je mempresse dès la première éclaircie daller à lîle aux nattes. La passe se traverse en pirogue à 2000Ar quelques palabres plus tard se sera 3000 Ar laller-retour avec le N° de Tél., pour ne pas faire le poireau de lautre côté, payable au retour.

Les 1000 Ar déconomie paierons le petit gardien pour ma moto.

Cette petite île de 6 ou 7 klms de long se découpe par la partie lagon nord-est par de petite structure hôtelière avec terrasse sur le lagon pour les uns, ponton privé avec tête-à-tête spécial amoureux pour les autres. Ils rivalisent de part leur romantisme. Les petites criques ou lon peut se prendre pour Robinson des temps moderne. Pour toutes les bourse aussi 25 à 75000 Ar, excepté le petit resto à côté de léglise 10à15000Ar si affinité.lol!

Je traverse de part en part jusquau phare à lextrême sud-ouest, passant par les campagne pauvre, mais pas misérable et le village avec ses commerce très citadins. Les puits sont innombrables et lactivité y est constante, non loin de mon arrivée un bâtiment flambant neuf, paré dun jaune flashant aux volets bleu indigo tranche la nature comme pour illuminer lâme perdue vers les voies du dispensaire catholique.

La dernière côte symbolise à elle seule tout Mada. Avec les dernière pluie il ruisselle des perles pluie aussi rouge que le sang. Lîle rouge est bien nommée! Chemin faisant je rencontre des sourires plus ou moins timides avec toujours un signe comme pour dire bonjour, mais dans la retenue. Lapproche est difficile avec ses îliens, de plus inutile de nous approcher pour glaner quelques piécette, car ici je trouve que les femmes sont presque rondelette, entre la pêche les rizières ( vues plus hauts) les zébus rencontrés et les nombres de passages encaissés inutile de mendier, je paris fort quil sont humble certes, mais pas pauvres. Lautre gros avantage de ces deux îles Ste marie et île aux nattes, cest quil ne peut y avoir de voleur, tous ceux qui sy sont aventurés sont tous repartis car les gens ont pris pour habitude de siffler à leur passage, de plus pour les gros larcins ils sont tributaire pour bateau pour repartir. Donc à part le palu et ses moustiques il ny a absolument rien à craindre à venir ici. Sauf den tombé éperdument amoureux!

15h40 il est trop tôt pour rentrer je vais faire un saut dans le nord. Ce matin après ma toilette la gérante ma informé que mon bungalow était louer demain donc soit je prends celui mitoyen du Vazah (merci pour les miaulement nocturne jai déjà donné) soit je prendrais un hôtel « les rochers » dans la moitié nord ce qui me permettra de sillonner toute lautre partie de lîle. Surtout que le 35 dernier klms du nord sont assez sport parait-il . Je nen douterais que le temps de me rendre au trois-quarts seulement. Des côtes aux pourcentages vertigineux sculptées entres boues cailloux roches saillantes autres glissoires le tout généreusement arrosé depuis ses derniers jours. Autant dire que la chute fut évitée quelques dizaines de fois mais ma pauvre moto , « made in japan «  na résister aux assauts des secousses façon marteau-piqueur. Aurais-je dû retendre la chaîne? Je le serais demain. Car après deux kilomètres donc une partie en côte, des lueurs de bougies mindiquant que jétais dans un village. Lol. Et oui il ny a pas délectricité ici. Jai pu demander un réparateur 40min plus tard pas de clé de 19 pour démonté la roue. Plus de taxi à partir de 18h me dit-on !!

Gling (ma bonne fée) ,un gros 4*4 dun hôtel allant vers laéroport sarrête et comme Cédric ma bien conseillé en me dissuadant de prendre une petite 125 et non la belle 600 qui me plaisait, car , elle, elle rentre des les taxi-brousse et bien sur dans se «  défendeur bâcher » . Ouf je nai même pas demandé de combien il allait massassiner , trop content de ne pas rester en carafe en pleine brousse, avec des moustiques fluorescents qui nous font penser que des centaine dyeux vous épies. De plus il connaît un mécano, chez qui nous laissons ma chaîne afin quil la répare ou quil en est le model en cas de changement et lui donnons ladresse ou venir réparer demain. 21h jarrive non pas boueux comme ce matin mais barbouiller de cambouis ce qui à pour effet un réconfortant éclat de rire de Ginette. Une brochette une douche mettre les photos de la journée et du parc sur lordi. Et dodo, oui je suis aller au parc (10000Ar lentrée avec le guide 1000Ar de pourboire) cétait super cool surtout les lémuriens un peu moins les lézard et tortues est carrément flippant les serpents, mais tous sont endémiques (à suivre). Regardez lalbum il y a Betty une petite femelle lémurien(ne) très branchée bisous ! 2h35 bonne nuit.

 

Posté par patjan6 à 19:34 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

14 février 2008

Boujour!!

Revenez me visiter sous peu, je viens d'arriver à Tana. Helas le cyber de la ligue française n'a d'interessant que son prix lol! mais à 100mbits/sec autant dire qu'il faudrait 128 heures de connexions pour envoyer le tiers des photos ou texte! A très vite merci de la visite!

Posté par patjan6 à 16:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

16 février 2008

Bonne lecture!

Enfin j'ai pu connecter mon ordi perso donc juste le temps d'un copier-coller avant une coupure (toutes les 5mins environ lol). Nous en étions resté au 6 février voici donc la suite de mon périple.

Jeudi 7

La journée risque d’être synonyme patience ! Priorité absolue, « LA MOTO », Sylviane, la fille de Ginette arrête une camionnette afin de me rendre en ville car les taxis bé (grand taxi) sont rares et les petits taxis sont horriblement chers. Elle a compris que je n’étais pas un vazah fortuné, ce dernier me laissera à 10minutes de marche à peine du mécanicien. Première bonne nouvelle il peut réparer la chaine, même si sont changement reste conseillé. La changée voudrait dire attendre le prochain bateau… Donc il me prête une moto pour emmener son petit mécano afin qu’il répare sur place. Le poids plume du merdeux ne se sent même pas sur la piste, arrivé sur le site je lui offre un coca glacé bien sûr il a pris une clé de 19 et c’est du 21 qu’il faut, merci Cédric pour le conseil de la clé à mollette .Le temps de me débarbouiller, boire un vichy local la chaine était remontée. Retour en ville pour une petite révision sommaire pour les soucis électrique… Ils sont très bien organisés, ce qui, je pensais allait me demander la journée, fut terminée à 14h30 et tout cela pour 35000AR (13.75 euro) malgré le naiman neuf ; avec le pourboire du gamin et son coca 38000 Ar.

N’ayant pas de programme je vais glaner des infos sur l’état des routes sur la grande terre car tout le monde continu à me dissuader de faire cette route Mananara etc. en pleine saison des pluies, en plus des avertissements que ce serait très « sport » je risque de modifier mon programme et aller directement à Anthalla. Laisser ma moto pour me faire un peu de foret primaire puis prendre la route pour Diego. Les bordelais et « pépé » du cyber café me conseil d’aller voir Fred du « bon’ air » et Norbert des « Villas bleues » à louées, le premier reviens de Mananara et même Maroantsetra, le second connait bien les infos pour les bateaux qui passent par Ste Marie. Ici entre le port, la digue, port madame, etc. impossible d’avoir les vrais infos à jour, donc au moins avoir quelqu’un qui connait quelqu’un, qui traverse souvent vous voyez le genre, ça dépanne bien. Bienvenue dans un merveilleux pays « bientôt » touristique lol !

Je finirais cette journée par une promenade côté est de l’île la piste est correcte (pour ici) les villages rizières, champs que je traverse me laissent rêver que je suis en Afrique, (NB : alors que Madagascar c’est s’éparé du continent Africains depuis 150 ou 160 millions d’années)  avec des brisures d’un bleu azure très Seychelles dans le style. Le mélange est bouleversant irréel mais tellement présent. Je suis sur mon petit nuage jusqu’à la tombée de la nuit.

La hélas la modernité  (toute relative reprend le dessus). Mon voisin «  la case à NONO » (et oui une discothèque dans mon petit coin de paradis, hélas) bas son plein 30personnes de déambulent aux rythmes de saga, maloïa, reggaes, Boney M et tout nos anciens tubes des années « 80 ». L’entrée à 1000 Ar le coca pm (petit model) 1500Ar le gm 3000 Ar à 4 on peut passer une soirée pas chère lol !! Au bar les filles me dévisagent mais voyant aucune touche pire je m’installe sur le mur avec un pm, elles n’insisteront pas, pourtant tout est là, même le distributeur de préservatifs devant l’entrée à côté du bar généreusement garni est GRATUIT, messieurs les tenanciers de discothèques  prenez-en de la graine.

Ce paradis peut-être vécu comme l’enfer, la bringue c’est éternisée jusqu'à 5h du matin et à 7h30 l’autre voisin coupait son bois quotidien. Le paradis mériterais plus de repos, est-ce la fatigue ou une brutale prise de conscience, je me sens comme dans une prison dorée.

Cet endroit est super je ne cesserais de le penser, mais je n’arrive toujours pas à en partir, non que je ne veuille rester mais aucune organisation pour sortir, autre que pour le point de départ. Seules les traversées régulières pour Soanierana-ivongo sont quasi quotidiennes. Pour toutes autres destinations, grand mystère les bateaux vont et viennent suivant leur besoin sans passer par la capitainerie ou tout autre organisme, les manutentionnaires sont à disposition quotidiennement donc pas la peine de prévenir.

Résultat hier, alors que je suis passé par trois fois à port madame en vain, aujourd’hui j’apprends qu’un bateau venant de Tamatave y à fait escale pour décharger 1 tonne de ciment (2 heures après mon passage) puis à repris le large pour Antalana, la destination exacte que j’essaye d’avoir depuis trois jours.

Les manœuvre du port de déchargement ne parlant que malgache et n’ayant pas de portable la solution, hormis de dormir sur le quai et encore quand je dis quai (lol). Ce sont des plateformes fabriquées de planches fixées sur des tonneaux mdr !

S’en est trop, je vais décompresser sur la pirogue des bordelais, faire le tour de l’île des flibustiers (habitée par un couple, y sont fou) pour m’évader un peu. Un conseil si un jour vous décidez de faire de la pirogue, la vraie, bien lourde, toute sculptée dans la masse, avec son balancier; prenez le piroguier avec ! C’est hyper lourd a manœuvrer on mouline pour rien dans les courants latéraux, mais ,pour ceux qui veulent faire leurs abdos, foncez !

Plus tard, « Pépé » le gars du cyber café, voyant que je rageais de n’arriver à mettre la poindre photo, sur mon blog et que je pestais de n’arriver à ouvrir mon dossier Microsoft (car vista a des codecs non reconnu par les vieux logiciels), pensait, à tord que je n’étais pas patient. Hors je lui dis que mon souci était plus d’ordre financier car je vais finir par dépenser mon budget alimentaire juste pour essayer de vous faire partager mon rêve, là il me propose de m’offrir le couvert, très gentil de sa part, mais là n’est pas le fond du problème. A l’exposer de celui-ci (et oui ne n’aime pas demander de l’aide, je suis con c’est comme ça !) il me donne l’adresse «  les palmiers », ou dormir plus proche du port à moindre de coût, sinon « la banane » un bar d’habitués près du port. De fil en aiguille je me retrouve à réserver le dortoir à « la banane » pour demain (à 10000Ar en saison morte je serais seul), Grégoire, le gardien à qui j’ai proposé petite rémunération prends mon N° de tél. car il connait le douanier, les dockers etc. En plus si je loge ou il travaille je suis assuré de le voir tout les jours et surtout fini les incessants allers-retours sur cette piste, qui même avec une vue merveilleuse, me sort par yeux, me casse le dos et d’autres parties pas suffisamment charnues pour amortir ce rodéo quotidien !

Aujourd’hui j’ai aussi appris à entretenir ma maîtresse, resserrer les boulons, graissées les bons endroits, vérifier quelques organes, retendre la chaîne sous les conseils d’un passionné vazaha. La « case à bonh‘air « Fred, sa femme et leur marmaille installer ici dans super site. Ils vendent de la vanille 50euro le kilo, ils louent de magnifiques bungalows travaillés avec gout du détail et de la déco et pour finir il loue des deux roues en tout genres. On ne peut pas les louper ils sont sur la route du sud, mais après plusieurs années loin de ses montagnes natales sa femme me semble vouloir rentrer dans les froideurs de ses alpes maritime. Peut-être une très belle affaire à reprendre ? Couple charmant qu’il m’a été difficile de quitter. Nulle durée n’a d’égal à l’intensité des moments passés ! (c’est peut-être ça le feeling). Je papote, je papote mais il faudrait peut-être que je dorme un peu, il est déjà 1h00 et demain je déménage encore !

Samedi, ce matin la pluie m’a persuadée de rester dans mon lit, une petite grasse matinée n’était pas de trop, ni par les jours précédent ni par celui qui s’annonce. Petit déjeuner pain beurre miel et café au lait, concentré de chez « Nestlé » et oui c’est comme ça ici, quand il ni a pas de lait de zébu. Lol. Puis déménagement pour le dortoir de « la banane » avec vue sur port madame pour enfin trouvé mon bateau. Après cette pluie matinale le ciel est radieux donc je pose mon sac et de suite fonce au nord. Ma défaite de ma première tentative avec pour seule récompense une chaîne cassée, non merci, je ne peux rester sur un échec !

Les premiers kilomètres se savourent délicieusement, sachant ce qui m’attend derrière. Puis vint la fameuse côte un bon 30% avec des ornières de part et d’autre, le tout ensemencer de cailloux  pointus et luisant du fin ruissellement perpétuel. Cool le menu !

Négocier en troisième j’avais calé au milieu, je me cale bien debout sur les cale-pieds, première puis seconde penché sur le guidon, les coudes souple et les poignets fermes, un chassé arrière récupéré, un déraper avant redressé, 100, 200 et enfin 300 mètres plus haut enfin j’y suis.

Désolé pour les détails mais je ne suis pas peu fier de cet exploit ; moi l’ex-motard du dimanche, qui roulait sur l’asphalte bien propre de nos côtes française à 60klms/h sur les nationales pare-brise levé pour mieux entendre  la Traviata ou Nabucco de verdi sur le radiocassette de ma BMW 1100 klt, (c’est un peu la Rolls des vieux croulants qui ne sont même pas reconnu comme des motards par les autres deux roues) Autant vous dire que OUI je suis content d’être la haut. En plus cela fait huit ans que je n’ai pas fait de moto et je n’ai jamais eue de trottinette de 150cc comme celle-ci.

Mais ma fierté même aussi largement étalée fut vite ravalée. Car la piste est à l’identique sur les 20 derniers kilomètres pas aussi raide mais dès fois plus accidentée, d’autre passage se font en équilibre sur 20cm de talus (ou moins) pour  évité le bain de boue, par deux fois impossible de faire autrement que de passer dans le lit de la rivière (quel fond, quel courant, quel profondeur ????Que des inconnus), je passe aussi sur les évitements des zébus en liberté, des oies en goguette et autre autochtones.

D’avoir serré la tigresse aussi fort j’en ai la trace bleuté du kick, mdr !

Et à chaque épreuve là même angoisse, et à chaque passage la même satisfaction. Au plus le passage était dur, au plus je le redoutais, une fois passé, plus difficile c’était plus heureux j’étais, une vraie usine à dopamine ! Il y a des challenges tout bêtes qui nous font vraiment exister.

Tout ça pour pas grand-chose qu’une plage comme les autres (aussi miraculeusement belle). Au retour je m’arrêterais à la cascade, il paraît que des trois c’est la plus belle de l’île, lol, mdr !! Ça se voit qu’ils n’ont pas de pression chez eux, même de pommeau de douche, l’eau jailli plus fort.

Bon l’endroit est sympa bien frais à l’ombre des manguiers etc. ! Mais il vous en coûtera 5000Ar, quoi deux euro après toute cette épopée, que nenni – sans le ticket c’est 3000 missio puis 2000. La gamine légèrement drapée de sa serviette me fit pitié, ok pour 2000 !

En un quart d’heure ce fût bâclé, je ne pu donc résister au banc de l’entrée avec son repose pieds tout en bambou, à l’ombre et fraîchement balayé par un petit vent. Deux grands-mères passant par là sourirent au vu de ma trombine, loin de m’en offenser je leur lance un «  ha les vazaha ils ont trop chaud ici » et très assurée alors qu’elle gloussait derrière sa main précédemment et comme pour frimée devant sa copine, l’une d’entre dépliant son dos comme pour se faire plus grande me lance un :

-    Il vous suffit d’aller vous baigner l’eau de la cascade est fraîche ici.

Avec un accent limite Paris 16 ième ! Trop top la mamie.

Cette petite scène m’a plus ravigotée que la cascade et le banc réuni, j’en profite pour m’en retourner. Même galère mais plus d’assurance car je n’ignore plus ou je vais. Tellement d’assurance que pour la première fois je me suis ratatiner lamentablement à cause d’un 4*4 qui à pilé devant moi en pleine descente. L’assurance tue ! Plus de peur que de mal même pas une égratignure, seul ma fierté à eue du mal à encaisser les ricanements des occupant du 4*4 !

Ce soir au cyber pas de connexion déjà qu’avec c’est lent mais là, rien !

Pépé est avec le gars à qui j’avais posé la question pour les bateaux la première fois, il y travaille. En attendant que le réseau revienne nous engageons la conversation puis l’apéro au café en face et enfin le repas chez Jérémy « au petit chez vous ». Le repas était excellent ne sachant me décider entre tartare de thon ou de zébu il me propose un duo, puis camarons sautés à l’ail, un pur bonheur, seule les glaces sont moyennes.

Enfin une adresse à retenir pour tout passage sur l’île. Lors du repas mon compagnon, connaissant en peu tout le monde ici, me présente les différentes personnes installé dans le restaurant, dont deux très intéressantes. Grâce ou à cause d’eux je ne ferais rien de se que je pensais jusqu’à aujourd’hui, fini la côte EST, c’est de la folie de resté ici, déjà pour avoir un bateau pour Anthalla il me faudrait passer par Tamatave (ou j’étais la semaine dernière) seul les bateaux en difficulté s’arrêtent ici

Pour souffler en peu car la mer est très agitée au large en ce moment. Déjà, là je n’en même pas large pour persister dans mon délire et cerise sur le gâteau l’un d’eux ,motard connaissant très bien toute la côte, m’affirme que même Mananara que je ne me sentais pas affronté étant reconnue comme deux fois pire que la piste prise ce matin ; n’est rien actuellement à la région au dessus de Sambava. Hors si je prenais un potentiel bateau pour Anthalla je ne pourrais que passer par là ! Durant la saison des pluies même les tracteurs arrivent à s’embourber sur plus de 40 kilomètres zone inondable oblige ! J’explose de rire devant leurs têtes dubitatives,

-bah oui messieurs quand quelque chose m’énerve je préfère en rire !

En 10 minutes ils ont réduit à néant mes stratagèmes élaborés pour faire quand même le tour de l’île.

C’est décidé demain, du moins dès qu’il ne pleut plus, je me casse de ce paradis perdu pour l’enfer de la capitale. De là je pourrais aller sur le nord l’ouest, le sud et bien sûr en restant sur les parties bitumées (cela me fait  quand même 5000kilomètres de possibilité) de plus le plateaux pouvant être en altitude penser à prendre des sacs plastics pour mettre aux pieds rien de plus détestable que de rouler durant des heures les doigt de pied gelés avec les vitesses a passer ou le frein que l’on ne sent plus. Conseil du sage motard de ce soir. Ce soir j’ai commencé mon échange avec vous à 1h10 et il est déjà 3h40, je n’ai pas sommeil la contrariété de ce bouleversement, peut-être, mais ne pas avoir de programme était la base de ce séjour alors je vais prendre un petit **** pour dormir et méditer sur l’art d’être vraiment libre, libre d’être prudent, libre de changer encore de plan, libre de me laisser guider par la volonté de dame nature.

Dormir comment dormir en un bordel pareil, je ne saurais jamais qui ou quoi faisait autant de bruit. Peut-être une branche qui chahutait le toit mais j’aurais eu un voisin au-dessus de ma tête en plein déménagement, poussant ses chaises, tables etc. s’en aurait pas été pire !

J’ai traîné au lit jusqu’à 11h et comble de l’insupportable, sans tambour ni trompette, ils sont restés fermé aujourd’hui. Donc pas de petit déjeuner et la pluie ne cessant de tombée, j’ai déambulé au port ou j’ai négocié avec «  la marguerite » mon retour à 40000Ar. Si le temps se calme se sera pour demain Incha Allah !

Je crois qu’il ni à rien de plus déprimant que d’être seul d’un un dortoir sans télé, sans musique, sans rien. Les DVD emmenés avec moi ne peuvent être lu par vista (merci Windows) les bouquins sont déjà lustrés par les feuillettements multiples donc j’écris mon carnet de voyage, que vais-je pouvoir faire ce soir ?

Car avec une journée pourrie je n’aurais pas grand-chose à dire, j’ai trouvé il y a des jeux sur mon ordi même si cela ne me passionne guère. J’y vais !

Lundi 11 r.a.s. la tempête tropicale fait rage, les bateaux sont bloqués au port et moi enfermé dans mon dortoir. Hier ai-je mangé quelque chose d’avarié, suis-je contrarié ? A un moment j’ai même crains une crise de palu. Je grelottais de froid et, excepté par les oreilles, ça sortait de partout une vraie fontaine. Aujourd’hui diète cela ne me fera pas de mal. Je vais, comme hier passer ma journée à jouer aux échecs, dame de pique et au freecel vive l’informatique. Lol !

Mardi,

je n’en reviens pas je suis encore en vie et je n’ai rien perdu !

Non non je ne rigole pas, « la marguerite », bloquée au port depuis quatre jours, elle aussi, a profitée dans couloir météo à peu prêt favorable pour l’arguer les amarres. Le bagne ou mourir ! J’ai tenté le diable ; autant dire que nous n’étions pas nombreux comme vazaha un couple ignorant de l’état de la mer et moi ! Mais advienne que pourra je ne supporte plus cet hôtel  (la banane) ou l’on ferme le dimanche sans prévenir résultat pas de service petit déjeuner (sans excuse le lendemain) ,ou l’on me fais comprendre que pour couper la branche qui m’empêche de dormir depuis deux jours il me faut payer le petit cuisinier, ou seul les WC (commun avec le bar) on été nettoyé… à part le prix rien ne me permettra de conseiller cette adresse. De plus Nosy Boraha (nom malgache de l’île) sous la pluie n’a aucun intérêt. Toutefois j’espère y revenir entre juillet et septembre pour le défiler des baleines qui mettre au monde leur baleineau cela à lieu toutes les années entre la côte ouest de Ste marie est la côte est de la grande terre.

J’espère pouvoir mettre la vidéo en ligne, la traversée était pittoresque! Ils étaient tellement pressés de partirent qu’ils avaient chargé les tonneaux vides sans les amarrer le tout couvert d’une planche, en guise de banc, sur lequel nous faisions la danse de st Guy lol. Au milieu, nous avons moins rigolés car une latérale à bien faillit nous rouler tous à l’eau. Ils ont compris qu’il serait plus prudent d’attacher et de caler tout ça. Par contre chapeau bas pour le capitaine car l’entrée dans le chenal de Soanierana-ivongo avec le courant les vagues tout ça sur une pénichette à fond plat, sans surfer ni rien, bravo !

Départ 13h arrivée 15h30, moto prêt au départ 16h05 arrivée à Tamatave 19h20 pour seulement 154 kms. Les cents premiers kms comme sur un tapis de billard à partir de Mahambo quelques nids de poules puis après Foulpointe des nids d’autruches et de zébus avec la nuit qui commence à tombée. Les petits «  zébutiers » (lol comment on dit pour les vachers qui gardent des zébus ???) qui laissent déborder largement sur la chaussée leur troupeau, les chalands évitant eux aussi, ces marres à canards etc. et bien sûr top du top la pénombre à peine installée, il pleut !

28 Kms sous des trombes d’eau avec, toujours les mêmes obstacles, inutile de préciser qu’arrivé à Tamatave j’ai pris le premier hôtel. Pas de bol c’est un hôtel de passes ; de flirts devrais-je dire ?

Non je ne pense pas les vazaha ont tous dépassé la cinquantaine minimum et ils sont tous avec de jolies gamines d’à peine 20 ans (plus vieilles elles se gâtent vite c’est vrai ! m’enfin !!Quand même).

Je ne m’en surprends pas, tout le monde me le sait.

Bon, journée éreintante éprouvante et onéreuse : 25000d’essence (à 1 euro le litre ici), 40000 de traversée, 22000 d’hôtel, 8000 (pourboire compris) de repas, 2000 un coca (car n’arrivant pas à dormir avec ce brouhaha je suis redescendu au Queen’s), cela fait la modique somme de 38€. C’est affolant dans tous les pays pauvre, dès lors que l’on bouge un peu on dépense autant que chez soi (transports et essence obligent). Heureusement que des haltes sont prévues pour amortir ces excès.

Je ne sais si demain je resterais sur place ou si j’irais sur Andasibe-Mantadia voir la réserve de Périnet et ces lémuriens ? Je ne fais plus de programme, affaire à suivre…

Mercredi 13,

Que dire de cette journée, qui n’est même pas finie et ou il peut m’arriver milles choses ! Que de luxuriance, abondance (même en pluie), exubérance, opulence, insolite, quelle synonyme faudrait-il inventer ?

Luxuriance de part la diversité des verts 250kilomêtres parcouru aujourd’hui par des route comme les gorges de l’Ardèche avec des monts comme en auvergne avec le petit plus d’une sensation de jungle. Les allées, que dis-je, les forêts de bananiers, tranchées par l’asphaltes transpirant de sa dernière pluie, d’où les feuillages rivalisent dans leur luxuriante couleurs verte, embaumant de sa chaleur tropicale.

Abondance de part les microclimats. A croire que les météorologues ont inventés ce terme pour cette route. A peine séché de ma dernière pluie qu’il repleuvait déjà ; dix fois, quinze fois, je ne pourrais dire le nombre de changement de saisons aujourd’hui.

Exubérante dans l’absurde, le glauque et la misère humaine. Ses enfants buvant dans les flaques, ses deux gosses de 10ans maxi traînant une charrette, du moins une planche agrémentées de mini roues sur des pieux faisant office d’essieux. Celle-ci, déjà bien lourde, chargée de bois pour faire du charbon. Je les ai doublé en troisième car la moto ne pouvait grimpée à plus bas régime cette paroi longue de plusieurs kilomètres. En haut d’autres en déchargeaient ! Sachant ce que vaut le charbon combien pour cette misère ? On a beau être préparés à celle-ci, on ne peut y rester indifférents. Pourquoi me plaindrais-je d’avoir froid sous cette pluie battante dans dix ou vingt bornes j’aurais chaud, moi !

Insolite par Andasibe-Mantadia, une ville tout droit sortie des westerns. Nous colons, exploitions ces bois précieux, dans en autre siècle d’où les ruelles et maisons sont tout droit sorties. Bien sûr toutes en Palissandre, patinées par les années et la pluie, j’attends un saloon et tombe sur le «  buffet de gare » art déco ! Je m’arrêterais à l’orchidée pour la nuit. 15000Ar c’est ce qu’il y a de plus typique et ils sont deux dans le village.

La journée pour des raisons personnelles à été aussi synonyme de mise à l’épreuve, tant pour ma résistance que part ma plus grande écoute de ma maîtresse. La garce elle à bien failli me lâcher en plein désert. Mais ce dé ratage suivit de quelques soubresauts mêmes insignifiants m’ont alertés.

Oui ma douce je t’entends moi qui suis buté comme une mule je m’incline et cherche de suite la raison. Heureusement dix kilomètres plus loin c’était le déluge. En braquant de trop ou serait-ce les nids, de ce que vous pensez de plus gros, la roue arrière c’est enfoncée, d’où un axe plus proche et une chaîne détendue. Il fallait y penser ! Merci Fred de « case à bonh’air » toi qui m’a appris comment régler ce problème (je vous avais dit que j’étais un ex-motard du dimanche).

Enfin il peut m’arriver encore milles choses car ce soir Christian, mon guide, va m’emmener dans la forêt pour une visite nocturne, seule chance d’apercevoir les micro lémuriens et autres noctambules. Il habite le village donc nous avons rendez-vous à mon hotel ( ça fait chic) à 18h30... à suivre!

Posté par patjan6 à 12:00 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]


18 février 2008

Suite du Mercre 13/02

Suite du mercredi 13/02

Et bien non, rien pas l’ombre d’un micro lémurien, juste les yeux d’un indri indri grâce à la lumière de nos torches rougeoyant dedans, et encore il fallait vraiment être très attentionné, doublé d’une super vue !

Bon c’était ma première sortie en forêt (presque primaire), un peu angoissant quand on sait qu’il y à de très jolis spécimens de serpents, araignées ainsi que toutes ses espèces qui nous sont inconnues ! La nuit n’est vraiment pas paisible, entre la chasse des chats sauvages et la cacophonie des innombrables grenouilles, le silence est dans la ville ! Je parle d’Ansirabe bien sûr. J’y raccompagne mon guide et mange un délicieux riz cantonais, seul plat que tous les villages proposent.

14/02

Saint valentin cela fait des années que je n’ai eu personne à qui penser en ce jour. Réveil au chant du coq, pas possible de faire autrement la basse-cour est sous ma fenêtre lol !

Simone, la guide que j’ai réservée hier au soir m’attend sur l’autre parc celui de l’organisation nationale des parcs cette fois (très éco touristique cette halte lol), nous aurons la chance, peut-être, de voir outre les indris, deux autres variétés, une polygame ce qui facilite les recherches. Etant polygame le mâle se déplace automatiquement avec son harem ainsi que sa descendance, et la marmaille ça fait du bruit yek !! (cris de satisfaction lol).

L’autre espèce est monogame et la femelle n’a qu’un bébé tout les deux ans donc, incha Allah, Monique aura plus de flaire que mon pauvre Christian d’hier (mais non pas vous mes autres cricris mdr !).

En tout cas je ne sais ce que nous allons voir ou non mais elle est bien là, ponctuelle avec un large sourire. Je la soupçonne même d’être un rien parodique devant la cohorte d’autres guides sans client ; qu’à cela ne tienne j’en rajoute en l’embrassant pour lui souhaiter une bonne saint valentin, Willie-Willie-Willie (comme on dit au Maroc) c’est un tonnerre d’éclats de rires que je déclenche. La minaude n’en n’est pas peu fière et accepte sans l’ombre d’une hésitation!!!

Allons nous ne sommes pas là pour ça ! La petite toute émoustillée devant ses envieux va d’un bon pas, ce qui me paraît de bon augure (plus tard je reviendrais sur ce que je pense), première rencontre avec la botanique, les batraciens et ces flots d’explications avec une accentuation de zozotement, me voilà avec Isabelle Mergo en pleine savane couleur Tina tuner, why not ? Cela promet ! En deux temps trois mouvements nous voici sur les indris, bon d’accord, avec les deux autres guides en action, ils se communiquent les infos! Hélas je n’aurais aucune photo nette à mettre en ligne (pour l’instant) ni de vidéo, ils sont insaisissables. Leur déplacement est géré par une des femelles qui ouvre la route et le mâle suit à son grès. Quelques chassés-glissés plus tard (accompagnés de tardifs  « atenchion cha gliche ! lol), alors que nous somme enserré de lianes, goyaviers, tamarins…devant nous, à 3 mètres, une famille avec ses femelles son mâle marchant fièrement à quatre patte sur une branche, et leurs petits faisant les clowns. Magnifique ! Désolé vous n’en verrez pas grand-chose dans l’album, d’où j’étais, à contre jour, de toutes les photos prises seul deux trois sont exploitables, quant à la vidéo, déjà arriver à mettre les photos en ligne est un calvaire alors…!

Mais sitôt shootés et filmés hop ma lémuriene à moi nous nous faufilons de nouveau à travers les arbrisseaux qui s’entre-lassent (et je tombe dans la bouillasse !!lol). Vite c’est bien mais trop c’est hyper éprouvant à suivre ces petites guides. Il est vrai que c’est pour plus m’en faire voir (des espèces).

Réussite totale, a elle seule, elle a déniché la plus rare du parc, un monogame dont je ne verrai que le derrière de sa femme mdr. Une robe passant du gris sourie par le blanc allant jusqu’au miel caramel. Curieux, il m’observera à plusieurs reprises, mais très craintif dans le parc rode son prédateur, le chat sauvage. Il nous sera donc impossible de l’approcher de plus près ! Génial on va pouvoir rentrer, oui-oui j’en suis là (las) de cette course effrénée avec pour parcours que du dénivelé, de la boue (il  pleut 70% du temps ici), des obstacles sans parler qu’il faut faire attention aux serpents et aussi aux sangsues très présentent ici (mais chai chtrè bon elles boivent le mauvais chang ! lol).

10h45 cela fait deux heures et quart que nous avions quitté le point de départ et toujours les mêmes guides sur le parvis en attente d’un hypothétique touriste. Ils paient le parc, pour qu’il l’entretienne et reboise ; et se font payer par leur client. La charte voudrait que ce soit 25000Ar l’entrée (plus ce que le guide donne en participation) et il faut donner, toujours par cette même charte, 20000Ar au guide, ce qui à moi tout seul m’a couté 45000AR  (18€) pour trois heures maxi. Mada, pas chère ???

Incontestablement une expérience comme celle-ci ne doit pas être réduite à sa dépense mais à la richesse dont on en ressort.

Le temps se fait menaçant, sans ambages je glisse les doux billets, bien gagnés à mon professeur du jour et enfourche de suite ma maîtresse plus véloce, direction Tana (pour les intimes).

La route se fera dans les mêmes conditions que pour l’arrivée les 18 saisons/ heure, avec les périodes ensoleillé pour une photo un pipi et c’est reparti lol. La conduite sous la pluie en plein jour c’est quand même moins éprouvant. Toutefois je passe par des cols ou on frise les 2000 mètres, dérisoire mon petit tee-shirt sous mon k-way, donc j’ai hâte de savoir si Antananarivo est aussi froide (?).

Les 29 derniers kilomètres, même si j’en ai plein le c…des vibrations de ma sauvageonne (lol), sont une purs magie comme on me l’avait d’écrit. On ne sait si c’est la banlieue ou la ville car ça n’en fini pas, mais ourlées de collines, creusée de rizières, c’est elle !

Les 120 kilomètres ures raison du peut de vitalité qu’il me restait au départ et une nuit aussi courte. Je m’enquière d’où peut se situer mon hôtel auprès d’un taxi qui ne comprends pas un mot de français, ça commence bien! Seule la pluie dans l’EST, la description poétique de ZO (prononcé zou) et cet amour incontestable de ce vazaha m’avait conduit jusqu’ici pensant de plus me refranciser un peu, ce n’est pas gagné!

Un deuxième lui n’aura pas de problème pour retenir l’essentiel « hôtel étoile rouge » ce n’était pas compliqué à comprendre (je suis peut-être démesuré dans ma pensée aussi. Fatigue quand tu nous tiens…).

Il traverse plusieurs quartiers les plus hétérogènes les uns que les autres. Puis quartier « 67 ha », très populaire et enfin me voici arrivé.

Les prix commence de 13 à 17000Ar mais j’ai tôt fait de comprendre que les premiers sont soit pour les locaux soit pour les passes !

Donc pour la première nuit je prendrais ce qui reste. Sans grand étonnement il ne dispose plus que d’une chambre, à 17. Vous l’aurez compris lol !!!

Il serait illusoire de ma part, penser trouver moins cher, même à ce prix  sur Tana, cela ne fait que 6.60€  et tous me certifiaient ne pas pouvoir se loger à moins de 20. 25000AR sur Tana, merci Damien (le vazaha vu à Ste marie).

Je précise qu’effectivement l’hôtel est, TRES, connu, surtout des mâles et des filles légères ! Je déménagerais dès le lendemain pour être au moins en bout de couloir pour éviter les « passe-âgés » incessants.                  Bon j’avais aussi décidé de venir ici pour mettre mon blog en ligne. A peine ai-je délesté ma douce que je l’enfourche de nouveau. Chemin faisant je passe devant la ligue française avec son cyber espace génial ma clé usb bourrée des mes photos et textes ne demande qu’a être déchargée. Trois et même mes messages n’ont pas été tous lu 100mbits, ça rame dur de l’alliance française.

Ce soir je me contenterais d’un riz cantonais (pour changer) au resto de l’hôtel, ancienne discothèque éclairée aux néons et paré de ces plus belles fleurs artificielles lol. Les couleurs vert amande des nappes, se fondant sur le rose et bleu des serviettes, avec comme garniture central un joli bouquet de deux pâquerettes en plastique humm, très kitch !                     Puis retour sur la recherche d’un cyber. Je pensais une capitale doit avoir un cyber et fort de cette certitude le taxi m’emmena. Après quatre haltes pour demandé aux chalands et des grilles closent à chaque adresse. Stop, non content de me promener pour me rançonner de 10000Ar pour l’aller retour avec attente d’une le temps que je finisse au moins de lire mes mails, il feint de ne comprendre que ce qui l’arrange. Retour hôtel ! Seul mon dédain en lui donnant la moitié lui fit comprendre mon agacement. 

15.02

A peine réveillé je demande de suite à changer de chambre, mes doutes étaient fondés. Donc voyant la porte ouverte de la plus éloignée, je fonce regarder si la était libre. Je la prends ! Dis-je de suite à la femme de chambre et pour ne pas risquer qu’on me la vole j’y installe mes affaires alors que la pauvre s’accélère à récuré la douche. En suite petit déjeuner prise de contact avec le personnel pas très francophone non plus. J’irais dans le centre aujourd’hui peut-être, là trouverais-je un vrai cyber. Dans mon enquête je rentre à la clinique de l’informatique, étant réparateur ils connaissent cette activité. Attendant le responsable en pleine démonstration un client s’occupant des professionnels me fut envoyé par l’hôtesse. Après quelques échange de politesse il m’invita même a m’emmener chez le plus gros FAI (fournisseur d’accès internet du pays Wana..) ici si tu t’y prends bien ils pourront te donner le nom de leur plus gros client. Premier contact aussi instructif depuis mon arrivée à Mada et ce dans un français digne du meilleur de Casablanca. Le cyber de l’hôtel «  le Colbert » est géré par eux hélas problème sur le site. Donc système de repli le cyber de la poste. C’est seulement après l’avoir essayé que j’ai compris qu’il était peut-être le plus gros en termes de consommation et débit mais aussi en nombre d’appareil montés en réseaux ce qui lui confère en débit de 100, au mieux ! J’arrive néanmoins à ouvrir le mail d’un malgache avec j’avais déjà échangé quelques courriels. Celui-ci qui m’avait donné l’envie de connaitre la provenance de la poésie pour sa ville. Je note cette fois son N° et lui laisse un message l’invitant à boire un coca afin qu’il puisse me donner l’amour de sa ville, qui me semble bien désuète pour une capitale. A la conquête de la ville un mot fit choc « wifi ». Au dernier étage des immeubles longeant l’avenue de l’indépendance se trouve un cyber avec wifi donc moderne en comparaison à ces concurrents. Je m’enfile dans les escaliers, demande une connexion, même deux plus chère, si elle est quatre fois plus rapide cela lui conférera que plus d’intérêt (ouvre une session Messenger, et pour la première celle-ci non content de s’installer, le fait dans un temps record (pour Mada). Hélas mon enchantement déchantera vite pour une raison moins attendue la vétusté des logiciels, nuls ne reconnaissent texte Microsoft office Word. Word cela ne veut pourtant pas dire « monde » ? Alors pourquoi dans ce pays aucun ordi ne peut lire son codec ? Solution de replis je reviendrais demain avec mon matériel. Je vais manger une salade de pomme de terre aux marcher énorme ici je me croirais au bled encore. Puis Zo (zou) me téléphone il me dit finir tôt aujourd’hui vers les 15h, rendez-vous pris, ne connaissant rien ici je levais les yeux sur l’enseigne devant laquelle je passais tout ou discutant au téléphone et le lui fixais donc à l’hôtel glacier. Quelle horreur comprendrais-je plus tard, par la fréquentation de vazah et le nombre de filles. Heureusement Zo ne m’en tiendra aucune rigueur il comprit vite que seul le nom très connu en plus de mon passage m’avais induit à cette erreur. 15h le téléphone sonne je lui indique que je me trouve non loin de lui. Quelques infos burlesques pour pouvoir se reconnaitre s’échangent, comment tu es habillé etc.et furent la mise en bouche d’une entrée en matière très drôle ; limite plan drague mal organisé.

Même pas trente ans d’allure débonnaire un sourire discret, mais présent me suffise pour que le feeling passe. Nous entrons dans ce « haut lieu », lui prendra une bière pensant qu’on allait se partager la célèbre THB de 68cl à deux et se ravisera pour une gold. Pour moi un coca sera un très bon alicament pour mes petits soucis actuel lol !

J’entame la conversation car le poète n’est guère loquasse, c’est ça des fois les artistes. Après avoir raconté mes aventures, trop pluvieuses, je lui avoue qu’il est pour parti responsable de cette halte non préparée sur la ville qu’il m’a trop bien décrite. En arrivant par les campagnes avoisinantes oui j’ai beaucoup pensé à toi et ton texte :

« J'adore ces messages ultra-courts du matin, ça donne l'impression que la journée va être aussi fluide et légère. Un carnet t'empêchera de regarder le paysage, vu que tu seras fourré dedans, il faudra plutôt une réserve de patience et un peu de recul, Madagascar se sent, se vit. Après, on peut aimer ou pas, mais certains peuvent aussi rester indifférents. Moi, ce qui m'impressionne toujours quand je rentre de l'étranger, c'est que le temps semble couler différement, surtout dans les campagnes, aux portes d'Antananarivo. Quand tu viens d'atterir et que tu as encore en tête les bruits de l'aéroport de Jo'burg ou de Paris CDG, tu te sens en décalage immense par rapport à la bonne femme qui va chercher son seau d'eau à la fontaine, à l'écolier qui grignotte son bout de pain, aux glandeurs fumant tranquillement un joint sut un vieux mur de terre. Et dire que c'est comme ça tous les matins ! A l'âge que j'ai maintenant, je me suis surpris de rêver d'une vie à la campagne, entre mon scooter, ma ferme de poissons, mes voisins que je hélerais d'un "Manahoana" lointain, sous ce ciel immense, entre le vert des rizières et le rouge de la terre...

Mais pour l'heure, et sans doute pour longtemps encore, me voilà devant le pc, dans ce bureau à la moquette verte (que je n'ai pourtant pas fumé), en train de griller comme un lézard devant cette baie vitrée parfaîtement inadapté à l'été austral. Tu m'as rendu prolixe, ça tombe bien, j'ai une réunion avec le canari, le perroquet et l'ânesse qui me servent de collègues, il faudra speecher et je suis déjà chauffé. Merci, cher inconnu de l'autre hémisphère.

(Bon, je rigole, ne crois pas que je veuille passer pour ce que je ne suis pas. J'aime bien quand mes doigts frappent tous seuls le clavier sans trop réfléchir. Et ne te crois pas obligé de me répondre pareil, avec des déliriums qui n'ont rien de très mince). Biz. «

Avouez qu’avec un tel tableau, nous ne pouvons rester sur des positions négatives décriées par beaucoup d’agents touristiques. Avec mes trois autres raisons celle-ci me fit infléchir sans remords avec, l’envie d’aimer en plus !

Il prit la gravité de son rôle à cœur, avec, je pense un rien de fierté. Je lui donne carte blanche pour me transmettre cet amour. Après notre rafraîchissement il me propose de prendre le taxi be (grand taxi), tout en me demandant si cela ne me dérangeait pas et si je l’avais déjà pris. Diable non rien ne me dérange mais pour les prendre il me faudrait connaitre leur parcourt d’où mon ignorance. Nous montons porte arrière dans un fourgon Mercédès ou seul deux place sont libre, impeccable à peine monté le plein étant fait le chauffeur démarre.                                         Que nenni ! Même plein il s’arrêtera à chaque interpellation avec tout d’abord des strapontins dans l’allée centrale pour les assoir, puis debout entassé comme des sardines dégueulant sur la chaussée arrière. Il est bon de monter au terminus de chaque taxi be (première leçon). Aujourd’hui je suis le seul vazah, un grand-père assis à coté de zo me salut dans la langue de Molière en me demandant d’où je venais, du Maroc lui répliquais-je ! Quelle idée m’est passée par la tête ? Suis-je devin pour savoir qu’il allait m’assaillir de question sur l’islam ? Heureusement qu’il n’allait pas jusqu’au terminus sinon, mise à part quelques furtifs regards sur la vue, je n’aurais rien apprécié de cette crapahute. Nous montons sur la plus haute colline de Tana. Pour l’histoire la « colline bleue » (Analamanga) fut appelée ainsi par la couleur bleutée qui l’a couronnait au petit matin. En 1610 le roi Andriajaka y délogea les tribus vazimbas, mystérieuse première population de l’île, puis pour il la protégea par 1000 hommes en arme. La ville au milles guerriers « Antananarivo » était née. Il y fit bâtir son palais « rova » à l’emplacement même ou se trouve l’actuel palais de la dernière reine « RanavalonaIII ».

Hélas ce dernier est toujours en restauration, seul le palais voisin, celui de son premier ministre prouve de tout le panache dont ils étaient capables. En haut, le terminus nous laisse à quelques pas du belvédère. Zo m’explique que la côte montée était le chemin de la martyre, je le repris, pensant une faute de français ou pour savoir s’il disait bien « une ». Oui une femme fût l’origine de ce nom avec en son sommet le belvédère ou elle avait été sacrifiée.                                                         La vue est magique, nous dominons les 18 collines de Tana. Tel un canevas où nous distinguons le quartier des affaires derrière le lac avec le marcher aux fleurs à sa droite, j’arrive même à deviner ou je loge, pas difficile il me suffit de longer le fleuve. Les rouges flamboyant, les verts dans tous leurs panels tranchés par les gris de l’asphalte, avec pour seul hurlement la fraicheur d’un souffle de vent. Waouh !! Bravo Zo j’ai mon premier frisson. Il serait impossible de réduire Tana en quelque lignes, comme toute capitale, c’est une successions de village puis de quartier qui ont formés un tout, multiple et hétérogène. De plus les successifs rois, colonisateur et autres architectes y ont tous laissés une trace. Ce qui fait que suivant ou nous regardons nous sommes tour à tour en France des croisades aux années 50, au Pakistan avec les minarets et ses innombrables sino-pakistanais formant la population… Nous décidons donc de redescendre à pied. Pour certaines photos dans l’album il nous serait impossible de savoir dans quelle ville du monde je me trouve. Seule certitude pour les sédentaires, serait que nous sommes en France. La preuve même nos vieilles fontaines lyonnaises à manivelle sont encore en fonction dans la ville haute. La fonte n’a pas pris une ride. J’explose de rire, Zo dubitatif se demande si je suis sous l’état de son stick. Non seulement quand j’avais 6.8ans et que nous allions au parc de la tête d’or, je me rappelle de l’amusement que je prenais à tourner le couvercle avec la manivelle, et me faisait engueuler avec mes pieds trempés. Tu viens juste, sans le vouloir, me rajeunir de 35 ans. Waouh deuxième frison ! J’ai pris en photo deux immeubles qui sont la copie conforme de leurs jumeaux boulevard Stalingrad à Lyon. Chaque fois que je me sens chez moi une odeur une couleur une personne me rappelle que j’en suis à l’opposé. Quel drôle de sensation, que ce gout de déjà vu suivit d’inconnu à chaque coin de rue. Plus bas, la butte Montmartre avec l’hôtel du Louvre, ça ne s’invente pas et le restaurant de cet établissement, le St germain ; ou suis-je ? Les rues pavées le parc tout y est. Je regarde sur la gauche, bah non je ne reconnais rien, un lac en forme de cœur, avec une tour en son centre. Magique, cette ville est tout bonnement magique pour tout voyageurs ayant envies d’être chez soi dans un ailleurs ! Merci Zo tu ne parles pas, mets les émotions passent. Tu me seras à jamais l’âme de cette ville! Il y aura un avant, qui me faisait regarder une mégapole désorganisée, et un après ZO. 

Je suis tellement perché sur mon petit nuage que je décide de rentrer jusqu’à l’hôtel à pied. Aussi léger qu’une brindille. Le rien de soleil me permet de m’orienté à peu prêt. La nuit tombe et les recommandations des commerçants à qui je demande mon chemin n’y feront rien ; je vais à pied ! A trop lire « ne pas sortir le soir », n’ayant rien de valeur sur moi, qu’ai-je à perdre ? J’en lève mon K-way, glisse mon appareil photo au centre pour ne pas le sentir au cas où l’on voudrait voler. Je planque mon argent et passeport dans ma chaussure et laisse bien en évidence dans une poche 18000Ar en petite coupure et dans l’autre mon superbe téléphone, gratuit lol. Je n’en mène pas large mais assure ma démarche. J’arrive à 67ha les filles sur le trottoir est leurs clients, rien de reluisant ici. Je vais me faire passer pour un résident, j’achète une boite de lait concentré en plus cela m’évitera de payer 300 AR de supplément pour le lait refacturé 200 quand il n’y en a pas assez. Je préfère encore donner 500 à la femme de chambre et prendre mon petit déjeuner au lit avec suffisamment de lait dedans. Ce que j’appelle le trois en un. C’est dingue comme on peu être limpide quand on a le cœur léger plein d’ondes positives.

Ouf enfin l’hôtel j’ai du faire 12 kilomètre sur les 7 normaux lol. Heureusement grâce ma visite aujourd’hui dès que j’ai vu un fleuve je l’ai suivi pour revenir un peu sur mes pas. Bien bonne idée, car j’étais en train de m’éloigner encore. Entre le jour et ces milliers de petits vendeurs, et la nuit ou les rue semblent toutes beaucoup plus large, inutile d’essayer de se repéré. Cela m’apprendra. Une soupe une tape sur le cul et au lit !!! Sale gosse qui veut toujours avoir raison il tiendrait tête à un mulet ce couill…lol ! Même pas je suis ravi car, oui, nous pouvons traverser de part en part Tana sans être OBLIGE de se faire agresser, la preuve. Je suis parti du nord-est direction l’ouest et la ville basse puis sud-est par les quartiers populaire. Certes il ma fallut quelques facéties, mais comme quoi…

Merci TANA pour cette journée.

Samedi 16/02

Ce matin encore, le coq du voisin a commencé à 4h30, même avec sa voix enraillé cela suffit à éluder toute possibilité de grâce matinée. Heureusement que ma journée d’hier, aussi riche qu’épuisante m’avait aidée à m’endormir tôt ; tout est relatif minuit environ ! Donc aujourd’hui « mora mora », ( doucement) je commence par aller prendre mon petit déjeuner. Rien que cela va me donner une bonne leçon !

Si d’aventure vous séjournez dans des pays majoritairement pauvre, il vous ait certainement arrivé de pesté contre les oublis incessants de vos demandes ou recommandations. Tout en pensant, de manière très moralisatrice que ce pauvre homme ou cette pauvre femme, ne peut être de meilleure condition en son pays, avec aussi peu de jugeote, mémoire, ou avec autant d’inattention...                    Ou, qui d’entre nous n’a jamais entendu :                                                                  - il faut leur répétés quinze fois la même chose…                                                   par les occidentaux résidents là-bas. Tous et toutes y avons pris part un jour, de manière passive en ne ripostant point, pire encore en le propageant, pour certains !                                                                                                               Et bien ce matin comme tout les jours après de longue période de mauvais sommeil, par quatre fois j’ai fait un faux départ, oubliant tour à tour mes médicaments, mon argent, de fermer mon sac pour éviter l’envie de etc. ! Révélation ! Sachant que tous ces peuples sont logés dans des conditions plus que sommaire, à tel point qu’ils arrivent à en dormir debout dans des bus, couchés sur le toit d’un taxi-brousse et où sais-je encore, comment pourrait-il en être autrement? Face à cette constatation d’une évidence absolue; me voici beaucoup plus réservé face tous ces déshérités du sommeil. Je m’en vais donc, comme je le disais, n’ayant plus rien oublié, nonchalamment à mon réfectoire tel le gosse idiot venant de prendre une bonne claque lol. Que faire avec aussi peu d’entrain ? Passant devant ma moto rôtissant au soleil (oui il fait beau aujourd’hui comme quoi !) je demande au gardien s’il connaissait un mécanicien, ne comprenant pas un mot il parti chercher un traducteur. Lors de son retour j’avais eu largement le temps de commander mon petit déjeuner. Du haut de ma nouvelle sagesse, je ressorti malgré tout pour expliquer ma demande et se que j’attendais comme réparations (mécanique et électrique). N’ayant l’acuité de voir que j’allais manger (certainement du au manque de sommeil lui aussi lol), il m’engagea à le suivre juste au coin du boulevard. 45minutes plus tard…. ? Bonne chose de faite ma moto sera comme neuve ce soir à partir de 18h ! Evidement, vous l’aurez compris, quand je revins pour ma collation, un café froid à blanchir par du lait concentré qui ne pourrait l’en réchauffé fût ma pitance matinale. Cool !                                                     La marche d’hier au soir m’ayant con-vaincu (lol) que j’étais trop d’excentré, je me prends un taxi pour retourné au cyber mais avec mon ordinateur cette fois. Je vais enfin pouvoir balancer mon copier coller sans problème d’interfaces, de plus je vais pouvoir télécharger un vrai logiciel, compatible pour mettre mes photos en ligne. Bien voilà une journée  besogneuse, sans trop de fatigue qui s’annonce pas mal. J’ai tant attendue pour partager enfin avec vous. Il fût agréable de retrouver une vraie connexion (j’ai dit une vraie! pas une bonne lol), hélas seulement 30 photos de passées (grr !) et encore pas avec certitude faute de bugs intempestifs  mais tous mon texte est en ligne avec les corrections faites, cette fois (n’est-ce pas Christian ?mdr) du moins je l’espère car j’ai toujours été nul en orthographe et moyen, en syntaxe ; ha ça c’est lu !!! Grr  L et encore il y a la correction automatique (pas pour la conjugaison hélas). Bon trêve de plaisanterie il m’en aura coûté 10000 Ar est une journée quand même. Quand je disais, matin « mora mora « je ne pensais pas à quel point cela allais être approprié. Arrivé à 10h j’en repartis  à 16h sans rien d’autre que ma bouillie matinale dans le ventre. N’ayant pas pris suffisamment d’argent je m’enquière d’aller chercher un distributeur. Nous somme déjà samedi je viens juste de le penser, et à Madagascar, les distributeurs ne prennent que les visa et visa électron, il est 16h passé et toutes sont fermées. J’en rage, juste le temps de me souvenir que j’en ai laissé au coffre de la réception. Ouf, pour arroser ça j’irais en boite ce soir. Le « bus » bas son plein le samedi soir d’après Zo. 18h30 j’arrive dans le quartier de l’hôtel, oups; j’allais oublier ma moto ! Donc direction la réception et après quelques frayeurs pour retrouver l’accusé de dépôt (encore la fatigue),me voici devant ma merveille. Si si, je ne la reconnais pas, à tel point que j’y regarde à deux  fois par méfiance qu’ils m’aient changé des éléments. Non non, une fois la boue enlevée, la roue paraît beaucoup plus….dégagée. Ce qui confère à ma diablesse, un côté plus….rodéo lol. Il m’en coutera 45000AR  SEULEMENT (moins de 20€) avec le prix de la chaine compris !! Excellent, je n’en serais que plus riche pour ce soir. A un plaisir non retenu je prends mon taxi direction le quartier du « bus » pour me restauré avant ma première discothèque de la capitale. Il n’y a  guère le choix, un que nous venions de dépasser à 800 mètres, et un juste après. Heureusement car dans le premier cas il me faudrait remonter à pied sous une pluie torrentielle, dans l’autre, arriver en taxi devant une brochette de travailleurs, travailleuses (non ce n’est pas pour toi Arlette lol), n’est pas chose non conseillée tant que l’on n’a pas les astuces locales. Ce pour éviter toutes ambiguïtés. De plus le premier me paraissait un peu chic, certes je suis là pour m’amuser sans compter mais pas pour me ruiner. Le second m’a comblé dans mes attentes : fricassé de suprêmes de poulet à l’estragon  et ses tagliatelles fraîches, suivit de: bananes flambées au vieux rhum, qui devait être très vieux, pour avoir un léger gout de rance (lol). J’en laisserais tant, que le garçon pensera que j’étais rassasié. Il est encore un peu tôt mais étant le dernier client, je profite d’une accalmie et me faufile à travers goutes jusqu’à la boite.                                                                           Très sympa ! La déco très branchée avec des tons très vifs, des podiums des balcons pour le dance-floor  cool, l’entrée à 5000Ar avec consommation permet une clientèle hétéroclite ce qui me satisfait parfaitement. La deuxième tête de vazah attire les convoitises, d’accord mais en restant bien sur mes gardes pour ne rien laisser transparaître à un possible intérêt. Tout ce passa merveilleusement bien. La bière locale « THB » se vends 5000Ar et les wisky 8000, un, deux, trois whisky plus tard, je me sens un peu bizarre et me commande une pizza. Ils servent dans des petits verres, résultat beaucoup plus tassés que chez nous. Déjà 3h, cela fait plus de 22heures que je suis réveillé après 10 jours à dormir comme un bébé, me réveillant toutes les quatre heures et dés fois sans me rendormir. En plus les petits prix aidant la plupart sont ivres et là aussi je n’ai pas les « trucs », ici le pardon n’existe pas, tu pousse la main sur le dos du gêneur, entre-autres ! Cette fois je pense pouvoir m’endormir d’un trait, j’appelle mon taxi, dont j’avais pris le soin de prendre le N°, on ne sait jamais avec la flambée des prix la nuit! Econome le garçon.

Dimanche 17/02

Avec la journée à Ste marie c’est la pire. Il ne cessera de pleuvoir, avec coupure d’électricité en plus. Le seul avantage réside dans le fait que je ne suis pas dans un dortoir isolé, je peux donc aller et venir de la réception à ma piaule de ma piaule au réfectoire, posé des questions sur la météo sans réponse et bien sûr broyer du noir, comme présentement à la lueur de mon écran je tape ce texte (18h41). Aujourd’hui je voulais rattraper mon retard dans la rédaction de mon carnet, mais les idées aussi funestes ne pourraient qu’entacher  la super journée de vendredi. J’écrirais donc celle de samedi seulement et épancherais sur mon clavier quelques trop plein de ras le bol. Point trop, je suis convaincu que demain sera meilleur. C’est certain ça ne peut être pis. A Ste marie je ne savais pas donc je m’étais enfermé dans les jeux de l’ordi, ici n’étant pas isolé, je glane quelque information, mais en vain, ce qui a le don de m’énerver puis me tourmenté, pour me culpabiliser (nourriture putride dont se nourrissent les idées noires). Coupable de n’avoir pas eu l’intelligence de penser Malgache. Coupable de réfléchir en habitant de l’hémisphère nord et non en citoyen du monde, qui aurait peut-être traduit plus rapidement que, été, égal pluie et pas uniquement chaleur; Idiot que je suis ! C’est bien simple j’aurais du flouze je laisserai tout sur place et m’envolerai pour Marrakech. Mais  y-a-t’il ne serait-ce qu’un vol dans ce bourbier ? Laissons ! J’ai réussi a jongler avec le fonctionnement de l’électricité pour avoir assez de batterie afin d’écrire, c’est toujours cela de pris. J’ai réussi à sortir sur 400 mètres sans avoir la pluie c’est toujours ça de pris. A quoi en suis-je réduire pour me contenter de si peu. C’est simple même l’appel de mon ex a failli me faire pleurer de bonheur. Dame nature d’amuserais-tu à quelques maléfices ? Qu’importe cet appel fût mon seul rayon aujourd’hui, c’est toujours ça… !    C’est d’écrire en  « live » car mon énervement transpire de l’écran, 19h21 je reviens de la salle télé (le réfectoire) car les infos météo étaient à 19h15. Je vous le donne en mille…… ? Panne d’élektrissiti missio ! Je prends conscience a quel point je suis  citoyen ; antinomique d’un nomade, à moins que ce ne soit dans le but du partage. Ce blog n’est tout compte fait qu’un leurre car je n’aurais jamais le plaisir de voir vos réactions. Je n’aurais jamais la certitude de vous donner tout ce que ce je reçois, même pas le tiers ne pourrais passer. Il me faudrait avoir le talent d’un peintre pour vous faire voir ce que je vois. La découverte ne vaut le coup que si l’on la partage. Je ne suis donc qu’une partie à la recherche de son tout. Donner, partager, c’est bien beau mais là ; je ne suis qu’avec mon écran. Le partage, le vrai c’est se nourrir de l’autre, de ses réactions, ces interprétations, quoi de plus beau que le sourire couronné d’un regard rempli de bonheur, de joie ou de plaisir, par ce qu’on lui donne ?

En résumé le cyber espace ne comblera pas ce manque, le blog encore moins. Il me faut un compagnon de voyage plus expressif. Temps que je serais célibataire je ne fuirais plus mes autochtones comme je l’ai fait jusqu’alors. Ce sera toujours ça de pris, vu que je prends qu’en donnant. Et bien pour une journée où je n’avais rien à dire ! Vous en aurez appris plus sur moi qu’en 43 ans pour certains. Je laisse pour ce soir et vais faire quelques jeux avec mon maître, mon ordi. J’en rage de l’avoir car il me bloque dans certaines excursions mais je suis bien content de l’avoir par ces journées ou l’autre (le différent, le distinct, le dissemblable, le contraire, le contradictoire, le singulier, mon hétéro-genre lol…) me comblerait.

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Lundi 18 février

hJe suis désolé des propos d'hier mais trop tard le copier-coller est parti.

Aujourd'hui R.A.S hormis mon plaisir d'avoir pu lancer plusieurs dixaines de photos. J'espère quelles seront le reflets de ce que j'ai pu ressnetir. Il en faut peu pour être heureux comme dit le livre de la jungle.

A bientôt et bon voyage..

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20 février 2008

Lundi 18.02 Même s’il pleut cela n’est rien à côté d’hier. Par moment la pluie claquait tellement fort sur le toit que je croyais que là-haut il jetait les sceaux avec ; lol ! Pannes d’électricité les unes derrières les autres, j’ai dus me contenter d’une petite bougie pour m’éclairé et prendre une douche glacée. Les trombes d’eaux m’empêchaient même de voir à travers ma fenêtre ; tel un rideau opacifié par des nuages noirs et menaçants. Je n’ai pas envie de rester ici encore une journée entière, je prends un taxi, bien à contrecœur car je n’ai pas grand-chose en copier-coller à vous faire parvenir, mis à part mes dernières complaintes. Tampis il me faut bouger un peu, que diable ! Direction le cyber au moins de là je serais à l’abri et moins enfermé. Il joui d’une petite terrasse donnant sur toute l’avenue de l’indépendance, moins déprimante que la vue de mon voisin de chambre avec son Riad façon Gasy. Rien que la bouille, réjouie de mon chauffeur malgrés les mêmes palabres pour avoir un prix correct me fait rire. Je me suis connecté sur un site de rencontre malgache en même temps que je surfais entre météo, info et téléchargement des mes photos. Une personne américano-malgache à été la seule à m’intéressée, pour me tenir compagnie, après un bref appel téléphonique (pour vérifier du niveau de vocabulaire) rendez-vous fût pris. Travaillant dans la gestion d’un établissement de tourisme l’heure risque d’être plutôt hasardeuse donc il me bipera demain au alentour de 17 ou 18h. Ici le français est très compliqué car jusqu’en 1993 il était obligatoire dans les écoles. Puis la « malgachisation » ayant eue raison plus d’instruction en français mais dans la langue du pays. Les premiers inconvénients mineurs, pour les mots malgaches n’existant pas afin définir certaines choses, on été réglé en laissant les mots usuels, d’où ce côté rigolo des publicités ou surgissent des mots français dans une langue, à base indonésienne. Les gros inconvénients furent plus graves mais hélas trop tardifs, les bons élèves ayant la possibilité de suivre les études ont, pour la plupart échoué aux examens d’entré. Les facultés et autres grandes écoles privées sont restées francophones, elles ! D’où cette génération perdue, difficile de trouver un jeune entre 20 et 30 ans parlant correctement le français, soit il faut demander à un ancien de bonne famille (car avant l’école n’était pas à la portée de tous), soit à un gamin car depuis 2003 le français est de retour. Donc ce n’est pas par ostracisme que je vérifiais mais par mes mauvaises expériences à répétition. Un vazah passe devant, comme je m’étais promis de ne plus les éviter, me regardant, je lui dis bonjour « Gling », pourquoi à lui, pourquoi aujourd’hui à cause de Gling ma bonne étoile. Après un échange cordiale de salutation et me voyant pas farouche il entame la conversation, je l’invite à continuer en abaissant l’écran de mon ordinateur. A peine ai-je le temps de lui dire d’où je viens et comment, que je le sens perplexe ; une étincelle, -tu ne serais-pas Eric ? - si et toi tu es…… Comme quoi le monde est petit quand on se déplace avec sa bonne étoile. C’est ni plus ni moins le seul et unique responsable de ma présence sur Mada si je ne m’étais pas s’éparé. A la Réunion j’avais émis le souhait de m’essayer au paramoteur, parapente doté d’un moteur qui nous permets de décoller d’en bas et voler comme un parapente ensuite, peut-être avec moins de finesse mais un moteur derrière pour compenser largement les distances. Hors le stage était, me semble t’il, au alentour du double qu’à Mada et j’avais décidé qu’un jour je viendrais à Madagascar pour apprendre à piloter ce style d’ULM ce qui me fera la même dépense avec le voyage et le dépaysement en plus. Je lui avouerais même que si d’aventure je l’avais croisé avant cette nouvelle résolution JAMAIS je ne l’aurais ne serais-ce que regardé (quel co… !). De plus quand je suis arrivé j’ai essayé de le joindre mais le réseau était inaudible et lui ne m’ayant pas recontacté alors que j’étais quelque peu énervé, je l’avais hâtivement classé dans les » rigolos ». Il n’en ai rien étant en plein emménagement avec tout ce que cela comporte quand on change de pays, il m’avait zapper jusqu’à la prochaine session prévue en Avril. Le gaillard (ex militaire) est marié à une malgache depuis quelques années, de par ses déboires ici il est enclin à comprendre de-suite ma condition ; et c’est naturellement qu’il me propose de rencontrer Florent, un mec sans qui il ne serait pas là aujourd’hui. Un détour par Jumbo pour faire une petite course et nous voilà parti chez ce Florent. Personnage effectivement, il tient un hôtel « le relais des trappistes », mais là n’est pas sa singularité. Monsieur, n’est autre que l’un, ou le seul, « topologiste » des parcs, foret et surtout des tsingys de Madagascar. Les tsingys, classées patrimoine mondiale de l’Unesco, sont ces forets de montagnes qui paraissent tranchantes comme des couteaux tant elles ont pointues et saillantes. A leur base, terrestre ou souterraine (d’où l’exploration en spéléo) tout le bio top de la vie de Madagascar avec plusieurs recherches en cour car des centaines espèces restent à découvrir. Cet alignement, du à l’érosion par l’eau dans une autre ère, forme des allée aussi géographique qu’insaisissable, mais d’une splendeur sans nom ; sauf celui de « TSINGY ».Nicolas Hulot m’a fait fantasmer dans une de ses émissions consacrée à cette beauté parmi les beautés, et me voici face à se personnage d’une bonhommie de trappeur. Non content de trouver un hotel plus reluisant que l’actuel, je trouve en ce lieu toutes les réponses que je me pose. Connaissant parfaitement tout Madagascar, malgré qu’il puisse le minimiser il va mettre d’un grand intérêt de l’écouter. Il se fait tard et deux THB se sont déjà écoulée, je décide de revenir avec mon bagage demain pour prendre pension ici. Il en sera autrement, en a décidé sa femme s’écriant : - A table !! Même si Eric et Adjah n’en sont pas trop surpris, je me sens bien mal à l’aise, mais à l’insistance de madame tout refus serait fâcheux. Au menu improvisé nous aurons du foie gras poêlé. Oui oui, du foie gras, de canard exactement, ici c’est pareil que le gésier et aussi bon que chez nous, ensuite des pâtes agrémentées généreusement de crevettes puis encore un plat typique avec son riz. Je voici à mille lieux des pensées lugubres d’hier, quel festin, je prendrais la demi-pension donc lol ! Mardi 19.02 Comme marqué son mon blog r.a.s. si ce n’est mon énième déménagement avec une arrivée « aux trapistes » suivit d’une info traumatisante. La pluie de Dimanche aurait fait des morts à Tana un immeuble se serait écroulé, à Ste Marie 2 morts et 9 Personnes seraient recherchées… mais Florent n’en sais pas plus nous verrons ce soir au journal télévisé. Une fois délesté, je pars en moto cette fois au cyber, l’avantage d’être proche du centre. Je laisse quand même tout mes sacs poubelle dans ma valise d’ordinateur, de plus je prends aussi mon K-Way car le temps est menaçant pour ne pas changer. 18heure Adam me téléphone comme prévu nous fixons rendez-vous en face du cyber « l’hôtel de France ». C’est un jeune homme très élégant qui sort sur le parvis alors que je me dirigeais côté restaurant et non bar ou il était. 32ans ? Il en fait moins en tout cas pas plus costume chemise blanche col ouvert à l’italienne avec un nom de famille très sexe (en anglais), pas de hâte mais cela va être une nouvelle expérience, c’est sûr ! Lui a déjà commandée une pression, c’est sa boisson préférée dans ce lieu, pour moi ce sera un c..a (j’en ai mare de leur faire de la pub). Je lui dis être agréablement surpris d’entendre un français aussi parfait dans sa bouche et c’est là qu’il me dira être né en Amérique de parent malgache d’ou sa raison d’apprendre le français certainement. Nous avons échangé quelques futilités et je n’ai pas vu le temps passé, comme quoi la compagnie est bonne. Nous reprendrons rendez-vous pour jeudi soir afin d’aller au karaoké loisir en vogue ici, il en connait de très sympa avec une chaude ambiance, délicatement il me demande si cela me dérange que d’autre viennent, au contraire au plus on est de fou… ! Il me présentera celui qui le fait craquer comme ça !20heure je dois prendre congé, lui prendra un taxi devant l’hôtel, il me semble l’avoir embrassé aussi naturellement que je l’aurais fais avec un ami. Arrivée avec difficulté à l’hôtel, j’ai quand même le temps de prendre une douche avant le repas ; cool, bien chaude en plus. Encore un florilège de bon petits plats entretenue de petites info qui en feront une grosse ! Stop je pars de Mada.. Effectivement l’été ici c’est pluie, vent et cyclone, cette année et bien partie pour battre les records, à la télé je vois mon bungalow de Ste marie pulvérisé sous le pilonne électrique les autres balayés comme des fétus de pailles, ce dimanche c’est bien à Tana qu’immeuble c’est écroulé. Toutes les météo ne sont sûres de rien sauf que les conditions de devraient s’arrangées vers le 25 ou 26 du mois. Toutes les régions côtières sont sous la pluie. Majunga déjà en état d’alerte. Je peste de toute cette pluie, alors que mon hôtesse me dit d’une logique effarante et d’un flegme d’déconcertant : - Sans eau il ni aurait pas de vie ici. Je Demande donc à Florent de me répondre avec sincérité si oui ou non je devrais partir afin de remettre mon voyage à plus tard ! Au vu de mes envies, côtière, tsingy, en moto etc ! Le oui fut aussi cinglant que réfléchi. La sagesse avait parlée. Dés demain je téléphonerais à Tropical service pour savoir si le bateau du 27/02 est plein. Soit j’en descendrais à la Réunion où il fait escale, soit à Maurice son terminus. Il est vrai que Maurice ne subit pas de cyclone mets la météo n’est pas excellente non plus. Je me résignerais peut-être à la Réunion quitte à retravailler un peu pour financer mon stage de paramoteur en plus l’instructeur est à St leu, voilà une bonne raison. J’attends de savoir ce que « Gling » en pense lol. Mercredi 20/02/08 Nuit excellente réveil à 7h15 ça change, petit déjeuner avec du vrai lait ça change aussi. Moto en panne ça ne change pas ça par contre le temps de chercher un mécano de lui faire réparée, il est déjà midi. Départ pour le coiffeur, j’ai vu des petites guitounes au bord du lac faisant office de « salon de coiffure » lol, je m’y empresse ! 1000Ar plus 200 de pourboire cool. Puis moment hélas fatidique téléphone à la compagnie du Maurithius avec la réponse crainte, il reste de la place pour les premières classes, je la prends avec regret mais SAGESSE, car encore deux cyclones sont en formations dans l’océan indien.

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26 mars 2008

POUR VOTRE PLAISIR REGARDER LIENS D'AMIS....

..ainsi vous pourrez visualiser mes différents périples:

Turquie

Maroc

Mer rouge

Méditérannée

Océan atlantique

Île Maurice

Madagascar

et tous ceux à venir!!!!!!!!!

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13 mai 2008

Bonjour à toutes et à tous je suis enfin de retour sur mon carnet, preuve que je suis de nouveau sur les routes vers l’inconnu.

Hier l’embarquement a été plus rapide que la première fois, beaucoup moins de conteneurs et, seuls quelques véhicules allant des berlines aux engins de travaux publics en partie cargo...

Donc à 17h30 précise nous larguions les amarres .Tout avantage ayant son inconvénient, moins lesté le bateau allait danser sur la moindre vaguelette ! Fort heureusement la mer fût d’huile.

Deuxième excellente nouvelle nous avons débarqué le deuxième soir, il n’est pas rare de dormir au mouillage car les douanes n’aiment pas trop les heures sup. lol ! Donc à la vue du peu de passagers ils nous laissèrent débarquer et nous passâmes en revue illico-presto, ce qui fit qu’à 20h30 après trois hôtels complets, je trouvais un gîte pour la nuit et me fis dépouiller de 15OOOAR (6euro) par le taxi qui me compta trois courses grrr ! (cela commence).

Gling (vous savez, ma bonne étoile) ce dernier est juste à côté de ma cantine préférée «  le Longo » avec son gargantuesque riz cantonais aux crevettes. Puis direction le « Queen’s » pour un soda alicament et enfin ma piaule pour vous faire un petit coucou.

Je suis sur Mada pour deux mois cette fois, du moins je l’espère. Les intempéries ne sont pas prévues, c’est la bonne saison pour voyager sous ces latitudes. Au programme j’aimerais faire, le conditionnel est de mise en ce pays, le canal des pangalanes, descendre à Mananjara pour prendre ce fameux train qui met entre 7 et 10h pour un trajet de plus de cents kilomètres seulement en passant par les paysages multiples avec la vie locale de la côte à la montagne en passant par la brousse. Il parait que pour se dégourdir l’on peut descendre et marcher à côté de lui tant il peine dans certaines côtes, lol cela risque d’être rigolo !!

Pour le reste, surprise, juste à suivre pour le découvrir !

Il est 00h30 et je vais essayer de dormir car ma première moitié de séjour risque d’être hard si je veux être à Tana le 4 juin pour le para moteur. Et oui j’ai réussi à décaler mon stage, de plus, je l’ai payé dans l’intégralité donc malgré mon vertige il me faudra le combattre pour ne pas perdre l’investissement.

Mercredi 7/05

Réveil comme d’habitude ici, à l’aube. Volets en option, isolation phonique on en parle pas et respect de ceux qui dorment au delà de 7h nous sommes considérés comme des fainéants donc aucune attention !

Ce n’est pas plus mal si je veux faire le périple dont je rêve il ne me faut pas lézarder dans une ville déjà vue et où mise à part les filles légères il n’y à guère de produit locaux à déguster même visuellement.

Direction donc pour le bureau de change puis glaner quelques infos sur le canal des pangalanes et enfin me rendre au terminus des taxis. Le pousse-pousse m’y conduit en s’assurant bien qu’il aille à Manambatto. Imaginez une vannette remplie de 22 personnes, deux dindons et un coq et vous obtiendrez mon carrosse du jour ; lol ! Comme disait Chirac à cela vous rajouterez les odeurs. A peine l’un sortait qu’un autre le remplaçait (quand ce n’était pas deux). Je n’ai pas compté mais il y eu au moins dix arrêts tant bien que pour un réveil à 7h je suis arrivé (si l’on peut dire) à 13h pour parcourir

Je me suis trouvé comme un grand bêta au beau milieu de nul part avec mon sac lesté d’une vingtaine de Kg à faire du stop sur un macadam sans nom en pleine chaleur et heure de repas d’où mes 4klms pédestres avant le passage de la première, mais généreuse voiture.

Dans la matinée j’avais succombé au confort de dire oui à l’hôtel « palmarium »malgré son prix astronomique et ce dernier devait prendre des clients à 13h à l’embarcadère. Autant dire qu’il était largement trop tard, donc au premier hôtel je me fait arrêter.

Pas d’eau, pas d’électricité, mais 15000Ar seulement (ici à moins du quadruple c’est dur). J’y jette mon sac et » bamos a la playa »

Là je parlotte avec une employée dans hôtel puis un piroguier et nous nous mettons d’accord sur un rendez-vous demain à 6hoo pour aller à la réserve du palmarium, il m’en coûtera tout de même 100000AR (40 euro) pour l’aller-retour, m’enfin le petit futé et le routard ne tarissent pas d’éloge sur ce petit coin de paradis. Mais sur cette rive nous ne sommes pas en reste, une plage de sable blanc sur plusieurs Kms avec pour seule lisière les cocotiers et bungalows. Un petit plouf, un soda et voila une journée qui s’achève à la lueur d’une bougie et de mon écran pour narrer cette belle journée (ou comment perdre 1kilo dès le premier jour lol). Ce soir étant le seul client j’aurais droit au poulet coco que j’ai choisi. J’entends je générateur m’informant que l’électricité est branché dans la salle à manger, j’y vais. Bonne appétit, c’est bon coco !! mdr !

Poulet coco ??? Mais ou était le poulet, deux bouts d’ailes sans les pignons et le croupion c’est cela qui me donnera les calories perdues aujourd’hui !

Au retour vers ma chambre j’ai vu l’état des sanitaires, je ne pense pas y mettre l’ombre d’un orteil le temps de mon séjour.

Jeudi 8

Waouh ! Comment expliquer que je suis déjà debout à l’heure où  je me couche habituellement. Certes pas sans une grosse motivation, mais quand même 5h15 c’est assez exceptionnel pour le citer.

Pour petit déjeuner ? A l’image des sanitaire ! Comme en brousse, un jus de chaussette marron et un quignon de pain, il me faudra m’en contenter pour pouvoir prendre mon traitement. Beurk !

Je me dirige ensuite sur la plage pour attendre Jocelyn (mon piroguier) il m’emmène chez lui pour prendre son ami avec nous et aller chercher la pirogue. Là, j’assisterai à une vraie scène de vie locale. Deux familles (celle de Jocelyn et d’Honoré) au levé. Préparation du feu pour l’une des femmes pendant que l’autre donne la mission d’aller chercher de l’eau à l’aînée, ramasse la vaisselle de la veille pour la donner à la cadette afin qu’elle l’emmène au lac avec le linge et enfin s’occupe du petit qui, sans couche et une bonne diarrhée, en a  jusqu’aux genoux. Le tout entre deux ti’cases en falafa et l’abri de cuisine. Je suis l’attraction des marmailles avec mon appareil photo numérique et ma couleur bien propre et un peu trop blanche pour passer incognito. La demie heure d’attente passa sous les meilleurs offices.

Honoré, lui me fit un  défilé de mode, comme pour me prouver qu’il ne fallait pas les réduire à leur habitat, il enfila toute sa garde robe avant de définir de sa tenue du jour, puis nous allâmes sur la plage rejoindre son acolyte.

Nous allons traverser le premier lac avant de longer le premier tronçon de canal.

Le canal des pangalanes vient de l’idée d’un gouverneur de l’époque. Sur la côte est les nombreux lacs servaient de voies fluviales mais il fallait décharger sur toutes les rives puis traverser avec marchandises et pirogues jusqu'à l’autre lac. Ceci était moins risqué que l’océan indien trop capricieux par ici avec en plus de ses colères, les requins baleines …. !

Donc un jour l’idée de creuser entre chacun des lacs fût mis en œuvre et, c’est au prix de centaines de morts, dû soit aux conditions de travail soit aux crocodiles, que le pays vis le transport du poivre, vanille, bois précieux etc. enrichir la colonie car une voie sûre était là pour relier le sud au nord de l’est de Madagascar. Donc pour aller au « Palmarium » nous allons passer par trois lacs et deux tronçons de canaux. Le canal plus étroit nous permet de plonger dans la vie des villages bordant ce dernier, en pleine brousse avec la nonchalance d’une pirogue. La tranquillité de ses eaux avec le grondement de l’océan juste derrière, cet écrin de plénitude. Quatre heures de cette vie avant d’arriver et pourtant une réelle vision de l’Afrique avec qui j’ai flirté. Seuls les assauts des pagaies ordonnés par les puissantes épaules d’Honoré me faisait revenir à la réalité.

Deux heures à jouer avec toutes ces espèces dans une cacophonie sans nom des indris.

Au retour, un succulent filet de zébu partagé avec mes piroguiers autour d’une « thb » (bière locale), avant de prendre le chemin du retour. Ce matin nous avions eu le beau le gris et même la pluie sur 8 kms.  Au retour nous aurons le coucher de soleil et la nuit pour compagnie. Seul un clair de lune et enfin deux loupiotes du restaurant « chez Luigi » pour nous repérer.

Je passerais par leur case afin de m’acquitter de leur paie plus le petit cadeau 10% car heureuse qu’Honoré et ses larges épaule était là afin d’arriver à bon port. J’en ai plein le derrière 8 heures assis sur la planche de la pirogue ont eu raison du peu de chair de ce dernier. Jamais je n’aurais pu supporter cela du haut de mes 54 kgs. Donc à conseiller pour les voyageur à la dur. Mais, super, excellent, extraordinairement de déstabilisant, une journée infiniment riche. Riche et coûteuse. Je reviens sur mon envie initiale si d’aventure je veux faire la descente jusqu'à Manakara combien il m’en coûtera ?

Tant sur le plan financier, physique, et temporel. Après deux appels et mure réflexion, non ce n’est pas sérieux minimum 500 euro, 10 jours et le cul en compote qui pourraient m’empêcher tout autre plaisir, trop cher payé. Je vais aller faire l’ouest je n’aurais pas de pluie au moins, de plus il y a la descente de la rivière « Tsiribina » menant de la ville la plus chaude de Mada aux « Tsingy » tant attendus et tellement d’autres bonheurs à vivre.

Hélas le sort s’acharnera sur moi. Rentrant à l’hôtel en pleine nuit, marchant dans la boue, arrivant transit de froid, seul du poisson grillé avec un riz froid m’attendait. Mon dieu n’ayant pas faim pourquoi me suis-je forcé. Le riz n’as pas du être chauffé et, un peu sec elle a due le mouiller avec de l’eau croupie d’ici. Nuit blanche a courir du lit au champs, sous la pluie (comme toutes les nuits) comment vais-je partir de ce patelin demain.

Vendredi 9

Bourré d’imodium je prends la route. Gling, Jocelyn est là, au cas où il pourrait me gratter un petit billet en faisant office de porteur.

Merci bonne étoile plié en deux j’accepte contre 5000 Ar ses services. 6 kms plus loin une voiture me prends en stop pour la route goudronnée, là je prends un taxi brousse direction « Brikaville » pour attendre un potentiel autre taxi brousse pour « Tana ». A Brikaville un seul départ pour Tana à 19h, je ne tiendrais pas, je reprends un autre imodium au cas ou !!

Enfin un qui passe et comme tous il y a 11 places officielles et les autres pour le bakchich. Je le prends et me blotti entre une banquette et un strapontin, avec les ressorts de l’une sur la fesse gauche et la barre métallique sur l’autre. Le tout en serrant les fesses pendant

samedi 10

Une bonne soupe hier, un traitement de cheval suivi d’une nuit réparatrice et me voila requinqué. Je ne suis pas au mieux de ma forme mais la différence est totale. Avec Eric je vois pour ma moto les petits problèmes d’intendance, vu que je lui avais donné la responsabilité dans son prêt à un de ses amis. Avec Florent je regarde les petits détails qui pourraient agrémenter mon périple à venir et un client d’ici m’apprend qu’il souhaite faire aussi la descente de la rivière donc nous allons voir comment conjuguer nos attentes en une réalité commune.

.

300 kilomètres

. Autant vous dire que l’arrivée à Tana fut une délivrance mais avec des crampes intestinales infernales, direction la pharmacie puis le «  Relais des Pistards » même s’il n’a pas répondu au téléphone je préfère tenter le coup afin d’être chez quelqu’un de connu au cas où cette douleur persiste de trop.

25 kilomètres

plus loin nous arrivons à la réserve privée du « Palmarium », elle s’étend sur

38 hectares

avec un hôtel où je devais dormir en cassant ma tirelire. La visite se fait avec Alex en fin de stage pour l’ ANGAP. Il est déjà très aguerri de la faune et flore locale, le tout dans une diction française des plus parfaites. D’entrée, nous sommes observé par les lémuriens qui ne perdaient pas une miette de nos moindre faits et gestes. Quelle idée saugrenue j’ai eu à sortir une banane de mon sac, l’assaut fut donné. Que du bonheur toutes ces petites peluches curieuses à souhait se jetant sur vos mains pour voir si une autre banane n’y serait pas encore. 7 sortes de lémuriens ont élu domicile ici quelques serpents nocturnes, araignées grosses comme la main et autres lézards et grenouilles, le tout dans une forêt qui a repris ses droits sur le déboisement subit de l’époque.

70 kilomètres

.De plus les 7 derniers Kms n’étaient pas compris dans le trajet. Grrr !!!

Posté par patjan6 à 11:47 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]